L’aide médicale à mourir: un soin? (première partie)

ChalifouxAndréLa loi 52 sur l’aide sur l’aide médicale à mourir fait beaucoup de vagues, tant chez les tenants de la loi que chez les opposants.  Émissions de radio et de télévision, journaux et revues, médias électroniques, prises de position, tantôt équilibrées, tantôt extrêmes, tout a concouru à publiciser la loi québécoise. Bien entendu les évêques du Québec sont de la partie. On les accuse d’intégrisme et de faire appel à la liberté de conscience des médecins pour que ceux-ci n’appliquent pas la loi.

Admettons que le sujet n’est pas facile. Il y va non seulement de soins mais de la vie elle-même. Les évêques du Québec ont pris position en assemblée générale et ont produit un document en date du 8 décembre dernier, intitulé « Approcher de la mort avec le Christ ». Ils y rappellent le caractère sacré de la vie, de son tout début jusqu’à sa toute fin.  Et ils font bien sûr référence à Dieu, à l’Évangile, à la foi, contrairement à beaucoup d’opinions, d’idées et de propositions qui ont cours dans le grand public.

Les évêques appuient les soins palliatifs et demandent même qu’ils soient intensifiés et garantis partout au Québec, sachant très bien que le gouvernement, par la Ministère de la santé, a encore pas mal de travail à faire là-dessus en certains endroits.  Mais ils indiquent bien que l’euthanasie n’est pas un soin, mais bel et bien le fait de mettre volontairement fin à la vie.  Ils y a en effet une énorme différence, et dans les faits et dans les intentions, entre donner des soins palliatifs qui peuvent éventuellement accélérer la fin de la vie et le fait de mettre carrément fin à la vie.

Là-dessus ils ont l’appui de nombreux médecins qui ont clairement affirmé leur opposition à l’euthanasie, que ce soit par leur opposition au projet de loi lorsqu’il a été présenté ou par leur intention de ne pas appliquer la loi une fois celle-ci votée. Rappelons que 59% des mémoires présentés à la Commission spéciale sur le projet de loi se prononçaient contre le projet et que plus de 600 médecins ont signé une pétition demandant le retrait du projet de loi. De plus, au moment du vote sur le projet, 22 députés ont voté contre, y compris le docteur Couillard, maintenant premier ministre, qui a depuis changé son fusil d’épaule.  Contrairement à ce que certains ont affirmé le projet n’a donc pas été adopté à l’unanimité.

Le docteur Barrette, ministre de la santé, a tout récemment invité à réfléchir ceux des médecins qui entendent ne pas appliquer la loi en laissant entendre qu’ils avaient l’obligation de l’appliquer.  C’est très grave, car il s’immisce dans leur conscience, eux qui ont affirmé clairement que donner la mort n’est pas un soin et qu’ils ne donneraient pas le cocktail qui y mène directement…     (à suivre)…

André Chalifoux

One Response to L’aide médicale à mourir: un soin? (première partie)

  1. christiane cusson says:

    Bravo pour cette bonne nouvelle. Nous continuons à prier pour que l’Esprit Saint puisse éclairer les cœurs et les conscience. S. Christiane Cusson

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