Entre passé et présent… Entre tristesse et espérance !

jeanfrancoisLe 6 juillet dernier, j’étais à Lac-Mégantic. J’y étais pour soutenir un confrère, mais surtout un ami; j’y étais pour appuyer et accompagner une équipe pastorale; j’y étais pour compatir avec une communauté; j’y étais afin de prier pour 47 personnes qui étaient entrées dramatiquement dans l’autre vie un an auparavant.

Surmonter les difficultés de ces commémorations n’était pas évident. Il fallait se souvenir d’un événement passé qui faisait encore partie du quotidien. Lorsqu’on pénètre dans la ville de Lac-Mégantic et qu’on y voit un trou béant en son cœur, nous savons que la nuit du 6 juillet, les Méganticois la revivent chaque jour.

Comment vivre entre le passé et le présent? Comment passer de la tristesse à l’espérance? Au cœur de ces commémorations, un thème, une invitation : Ose la vie nouvelle. Non pas comme une obligation, mais sincèrement comme une invitation à aller de l’avant, ensemble, dans l’unité et la sérénité.

Pour symboliser ce thème, on a choisi le pommier. Le pommier qui, comme tout arbre, est un symbole de vie, de force et de protection. Le pommier qui, comme tout arbre, est souvent un abri sous les branches duquel on peut se réfugier, comme l’église Sainte-Agnès a été un abri et un refuge durant la tragédie. Au printemps, le pommier est en fleurs, comme l’était la ville avant la tragédie : Tout était beau, tout sentait bon, la ville bordait doucement le lac, il faisait bon y vivre. Puis, voici qu’arrive soudain un hiver rude et rigoureux en plein cœur du printemps. Un hiver inattendu. Comme le pommier durant la saison froide, la ville se dénude de toute beauté. L’hiver arrive toujours trop vite, comme le deuil est arrivé précipitamment dans la vie des Méganticois. Le pommier nu semble mort, mais osons le croire, il va revivre. Après l’hiver et le printemps vient l’été. Le pommier en feuilles, durant l’été, symbolise la reconstruction. La vie qui se construit, la vie qui renait après un hiver rigoureux. Les feuilles sont vertes, c’est l’espérance de vivre à nouveau, de se tourner vers l’avenir sans oublier le passé. Finalement vient l’automne. En automne, le pommier est rempli de fruits. C’est la saison des récoltes et de l’abondance. Dans nos vies arrive ce moment où on prend conscience des fruits que nos êtres chers nous ont laissés. Ce moment où l’on prend conscience que l’hiver, le printemps et l’été ont transformé la vie par leurs passages et que c’est à nous de récolter si nous voulons continuer à vivre.

Mégantic se tourne vers l’avenir sans oublier le passé. Mégantic ose la vie nouvelle et marche dans l’espérance qu’un jour, les traces du dernier hiver laisseront place à un printemps un peu plus long, un peu plus beau, un peu plus serein.

Jean-François Roy

1-2-3 Action… prêtre !

RoyJean-FrançoisJe suis un grand amateur d’histoire et de séries télévisées historiques. J’ai grandi en regardant Le temps d’une paix, Entre chien et loup, Les Filles de Caleb, Blanche, Montréal P.Q., Au nom du Père et du Fils. Dans chacune de ces séries, l’image du prêtre tantôt nous touchait, tantôt nous répugnait. Si le curé Rodin des Belles histoires des Pays d’en haut nous montrait le visage d’un prêtre proche des pauvres et des défavorisés; si le curé Chouinard du Temps d’une paix nous montrait le visage d’un homme joyeux et toujours de bons conseils; d’autres comme le curé Alcide Plamondon dans Au nom du Père et du Fils ou l’abbé Fredette dans Blanche nous ont fait dresser les poils sur les bras. Qu’ils soient bons, qu’ils soient moins bons, l’image du prêtre a traversé les grandes séries québécoises. Qu’en est-il aujourd’hui? Le rôle des prêtres à la télévision québécoise a-t-il évolué au fil du temps?

On pourrait croire que la place du prêtre à la télévision subie la même réalité que la religion en générale, elle a été mise de côté. Pourquoi? Parce que le prêtre semble ne plus avoir sa place dans la société d’aujourd’hui. Pourtant, une des plus populaires séries de l’heure, Unité 9, met en avant plan, et comme un des principaux personnages de l’intrigue, un prêtre, aumônier de la prison de Lietteville.

Le personnage de l’abbé Georges Sainte-Marie, incarné par l’acteur Paul Doucet, nous montre à la fois la complexité du ministère d’aumônier de prison et en même temps le travail indispensable qu’ils y font. En 2014, peut-être nous saurions-nous attendus à voir un prêtre montrant une double-vie avec femme et enfants ou encore un prêtre au prise avec des problèmes profonds liés à l’alcool ou à la sexualité. Surprise, rien de cela dans unité 9. On y trouve plutôt l’image d’un prêtre proche des gens, présent pour écouter et conseiller, au service des plus exclues de la société : des femmes prisonnières. Ce qui me touche dans ce personnage et dans la réalité qu’il représente, c’est qu’il ne nous montre pas seulement une vie presbytérale où tout va toujours pour le mieux. Au contraire, ce prêtre est parfois mêlé dans ses sentiments, ses émotions; il s’attache à telle personne, il est touché plus profondément par telle ou telle situation. Constamment, comme tous les prêtres, l’aumônier d’Unité 9 vit un combat intérieur, un combat pour demeurer chaque jour fidèle à ses engagements envers Dieu, un combat pour demeurer toujours lui-même sans se laisser toucher et déstabiliser par une situation de détresse qui l’empêcherait d’être réellement la personne aidante qu’il doit être. Au fond, l’aumônier d’Unité 9 est un humain, un humain fait de sentiments, d’émotions et de combats. Il nous rappelle que les prêtres sont des humains, des hommes qui ont donné leurs vies pour servir et qui combattent chaque jour pour être fidèles aux engagements de leur sacerdoce dans un monde qui tourne souvent en dérision leur choix de vie.

Aujourd’hui, en Église, je crois qu’on peut se réjouir de l’image transmise par le personnage de l’abbé Georges Sainte-Marie, car c’est lui qui entre dans le foyer de plus de 2 millions de personnes chaque mardi soir.

Jean-François Roy

Faire son bilan !

RoyJean-FrançoisAujourd’hui, c’est la Saint-Sylvestre. Si saint Sylvestre jouit d’une certaine popularité, c’est avant tout parce que sa fête tombe à une date facile à retenir et que le dernier jour de l’année revêt un caractère plutôt festif. Je pense qu’on serait surpris de savoir que ce Sylvestre a été le pape qui a mis l’Église sur la « map » comme on dit, puisqu’il fut le premier pape à gouverner l’Église à la suite de l’édit de Milan qui faisait du christianisme la religion officielle de l’empire romain.

Ceci dit, quand je pense à la Saint-Sylvestre, je ne pense pas d’abord au saint pape, mais curieusement, je pense à Séraphin Poudrier, le principal personnage des Belles Histoires des pays d’en Haut. Je pense à Séraphin qui, à chaque 31 décembre, faisait son bilan de l’année, comptait son « argint » et se félicitait d’avoir fait une année « pas pire pantoute ».

Si à la fin d’une année nous pouvons faire notre bilan financier, je crois qu’il serait également tout à fait approprié de faire notre bilan spirituel, de faire le bilan de notre relation avec Dieu. Qu’avons-nous fait de cette dernière année donnée par le Seigneur? Comment ai-je pu mettre mes talents au service des autres et de la communauté? Comment puis-je entreprendre cette nouvelle année sous le regard de la foi, de l’espérance et de la charité? C’est bien beau les richesses matérielles, mais n’oublions jamais que notre vie de foi est notre plus grande richesse, notre plus grande richesse en vue de Dieu et du Royaume.

En ce dernier jour de l’année, faisons notre bilan intérieur, reconnaissons nos bons et moins bons coups, préparons-nous à entrer dans cette nouvelle année en enfant de Dieu fier de notre vie, fier de notre vie spirituelle.

Jean-François Roy

Quand la vie détruit nos convictions politiques !

RoyJean-FrançoisDepuis que j’ai l’âge de comprendre la politique internationale je n’arrête pas d’entendre parler du conflit entre Palestiniens et Israéliens. Non seulement, j’en ai entendu parler dans les journaux et à la télévision, mais j’ai pu vivre moi-même cette délicate tension par un séjour de quelques semaines au pays de Jésus. Je me suis toujours posé la question à savoir comment il était possible, pour nous Nord-Américains, de comprendre les enjeux véritables de cette tension politique et religieuse ? De comprendre le drame et les tensions qui se vivent au quotidien dans les familles palestiennes et juives de la côte méditerranéenne ?

J’ai récemment pu visionner un film qui m’a plongé au cœur même de ce drame : Le Fils de l’autre*. Ce long métrage français raconte l’histoire d’un jeune juif, Joseph, qui, à la veille de son service militaire en Israël, apprend par un banal test sanguin qu’il n’est pas le fils de ses parents. Dans la confusion d’un soir de bombardement à Haïfa, où les deux femmes accouchent, il est échangé avec Yacine, né de parents palestiniens. Les deux familles apprennent avec stupeur qu’elles ont vécu pendant 18 ans avec le fils de l’autre. Cette terrible révélation va bouleverser leur vie et bien que tout les sépare, les deux familles n’auront d’autre choix que de se fréquenter, en espérant réparer cette erreur.

Au fil de l’histoire, nous constatons que Joseph, avec son look de jeune artiste, est un grand rêveur qui souhaite devenir musicien alors que Yacine démontre l’intelligence du médecin qu’il veut devenir. Chacun est, en somme, le portrait craché de son père biologique et non de son père d’adoption. C’est ici que le drame intérieur des jeunes garçons se joue : Amour ou hérédité ? Juif ou musulman ?

C’est sans doute un des films les plus touchant que j’ai pu voir, car il nous plonge au cœur des grandes questions de la vie : l’’identité, l’endoctrinement, les valeurs familiales et les convictions personnelles. La réalisatrice Lorraine Lévy fait passer les émotions conflictuelles que vivent les personnages par les regards et le non-dit, ce qui est cohérent dans les difficultés que les personnages éprouvent à verbaliser tout ça. Certains plans sont d’ailleurs superbes, on y lit véritablement les émotions dans les yeux des acteurs.

Les images du film parlent d’elles-mêmes. On y voit le contraste choquant entre l’opulence et l’insouciance de Tel-Aviv, avec sa plage et ses boîtes de nuit, et la pauvreté choquante du village de Cisjordanie. Les images, à répétition, des points de contrôle, de l’humiliation et du harcèlement dont sont victimes les Palestiniens qui doivent les franchir.

Un film à voir, un film qui nous fait réfléchir.

 *Le fils de l’autre. Genre: drame. Réalisatrice: Lorraine Lévy. Acteurs: Pascal Elbé, Mehdi Dehbi, Jules Sitruk et Emmanuelle Devos. Classement: général. Durée: 1h45.

Jean-François Roy

L’homme derrière le prêtre!

RoyJean-FrançoisLes tragiques événements du mois dernier à Lac-Mégantic nous ont tous touchés profondément. Les images d’horreur d’une part, mais aussi les gestes d’entraide et les paroles d’amour et de compassion d’autre part. Personnellement, ce drame m’a touché au plus profond du cœur, parce que l’abbé Steve Lemay, curé de la paroisse Sainte-Agnès, est un confrère de séminaire, un ami important et un grand confident.

Le matin du 6 juillet, en voyant les premières images du drame à la télévision, et voyant que l’accident s’était produit tout près de l’église, j’ai tout de suite pensé à lui. Je lui ai envoyé un message texte : « Steve, est-ce que tu vas bien ? » Quelques secondes plus tard : « Oui, mais il n’y a plus de centre-ville et c’est l’Enfer ici ! » J’étais soulagé ! Je lui ai promis de prier pour lui et pour ses paroissiens. Depuis ce jour, on ne s’est presque pas parlé, sachant bien de mon côté qu’il doit mettre tout son temps au service du peuple qui lui est confié. Dans ce blogue, j’ai décidé de rendre hommage à mon confrère et à mon ami.

Cher Steve,

Les dernières semaines ont été éprouvantes pour toi et pour ta petite communauté dans laquelle, depuis près de 4 ans, tu mets ton cœur et tes prières à annoncer le Christ. Je te connais comme un homme d’espérance et de grand courage qui n’a jamais baissé les bras devant les nœuds de la vie, les courbes du chemin et les événements difficiles. Pourtant, je sais que derrière le prêtre qui se doit de maintenir bien fermement le gouvernail et bien au cap le bateau, tu es une personne profondément sensible qui se laisse constamment toucher au cœur et qui doit souffrir beaucoup de voir tes « enfants » dans la peine et dans le désarroi.

Je t’admire mon ami ! Oui ! J’admire ta force et ta maîtrise, j’admire ton courage et l’espérance qui jaillie de tes paroles, j’admire ta sagesse et ta foi. Malgré l’ampleur de cet événement catastrophique, tu as su trouver les mots justes pour remplir la mission qui t’a été confiée le 18 mai 2008 alors que tu étais ordonné prêtre : « Consolez, consolez mon peuple.  Parlez au cœur de la ville et criez-lui : voici le Seigneur qui se tient auprès de vous tel un berger et qui porte sur son cœur chacun de ses agneaux » Is 40, 1.10-11

Cher Steve, le prêtre est appelé à être le papa de la communauté chrétienne, il doit être avec ses enfants, il doit consoler ses enfants, il doit protéger ses enfants. Voilà ce que tu as démontré à toute la population du Québec depuis plus d’un mois. Tu es un pasteur selon le cœur de Dieu, j’en suis certain, je n’en douterai jamais !

Puisse mes prières accompagner ton ministère et mon amitié mettre un baume sur les moments plus difficiles.

Jean-François Roy

Une braise qui sommeille!

RoyJean-FrançoisBaptiser un adulte convaincu est une des grandes joies de notre ministère presbytérale. En juillet prochain, j’aurai cette joie profonde de baptiser un jeune père de famille de 24 ans, Osmany Guerra, originaire de Cuba.

Osmany a un parcours assez particulier au niveau de la foi. Il a grandi dans l’Église Pentecôtiste en fréquentant assidument les assemblées de prière et en étudiant la bible avec intérêt pendant plusieurs années. Malgré cette foi profonde au Christ qui l’habitait, Osmany n’a jamais demandé à être baptisé. Il y a près de deux ans, Osmany rencontrait à Cuba, Fany, une jeune femme originaire des Laurentides. Ils se fréquentent quelques temps, tombent amoureux l’un de l’autre et décident de se marier civilement, amorçant ainsi des démarches d’immigration pour qu’Osmany puisse venir vivre au Canada. L’an dernier, Fany a donné naissance à une petite fille, Rosalyne, qui sera baptisée en même temps que son papa.

En effet, il y a quelques mois, Osmany a demandé d’être baptisé dans l’Église catholique et de recevoir les sacrements de la Confirmation et de l’Eucharistie. Il connaissait l’Église catholique par l’intermédiaire de ses grands-parents et souhaitait maintenant y proclamer sa foi. J’ai donc accepté de le préparer moi-même  à son baptême et de l’ouvrir à la foi que nous proclamons. Au fil de nos rencontres, j’ai pu découvrir un jeune profond, avec une foi extraordinaire, qui connait parfois mieux que moi la Parole de Dieu. Osmany a rencontré Jésus, il le connait,  il a déjà une grande importance dans sa vie.

Dans notre époque moderne où la foi au Christ suscite de plus en plus d’indifférence, le baptême d’Osmany me donne beaucoup d’espérance. Même si je suis parfois découragé devant la lourde tâche de l’évangélisation, Osmany me rappelle qu’il reste encore quelque chose, que tout n’est pas perdu et qu’il faut continuer d’annoncer sans cesse. Osmany me donne, à chacune de nos rencontres, la certitude que le don de ma vie à Dieu et à son peuple n’a pas été fait en vain, surtout lorsqu’il m’a dit, du fond de son cœur, « J’ai tellement hâte d’être baptisé ! »

Jean-François Roy

On écorne les bœufs au Vatican !

RoyJean-FrançoisBeaucoup n’ont pas vu venir la décision historique de Benoît XVI, en février dernier, de se retirer du ministère de saint Pierre. Avec ce geste presque jamais vu dans l’histoire, un vent nouveau semblait souffler sur l’Église. Un temps de joyeuse attente et de spéculations diverses a suivi ce fameux 28 février 2013 qui restera à jamais ancré dans l’histoire universelle de l’Église.

Puis, ce 13 mars, au deuxième jour du conclave, le cardinal Jean-Louis Tauran lance enfin cette phrase qui nous donne la chair de poule et fait dresser nos poils tant elle fait monter en nous une émotion et une fébrilité profondes : « Anuncio vobis gaudium magnium : Habemus Papam! Dominum Jiorgium Marium cardinalem Bergoglio » Je me vois encore devant mon écran d’ordinateur sidéré et assommé, un peu comme la foule présente sur la place Saint-Pierre : « C’est qui celui-là ? On ne l’a jamais vu venir ! » Quelques minutes après cette annonce, voici qu’arrive en toute humilité, pris par l’émotion et au bord des larmes, vêtu seulement de la soutane blanche et portant une simple croix pectorale en argent, celui que Dieu a choisi pour guider son Église. Son premier geste : se pencher humblement pour recevoir la bénédiction du peuple de Dieu, pour recevoir la bénédiction de ses fidèles. On aura beau faire toutes les analyses possibles de l’élection du Pape François, on peut dire qu’il vente à écorner les bœufs, au Vatican, et que c’est l’Esprit qui souffle !

Si on peut dire aujourd’hui que Jean-Paul II a été l’homme de l’Espérance et Benoît XVI l’homme de la Foi, nous avons en la personne du Pape François l’homme qui incarnera la Charité et l’Humilité. Sans rien enlever aux pontificats de ses prédécesseurs, j’ai la certitude profonde que François saura, par sa prière, par son sens pastoral et par son amour des pauvres et des petits, annoncer au monde entier celui qui est au cœur de nos vies : Jésus Christ et Seigneur. Beaucoup s’attendaient à un pape jeune et un rigoureux fonctionnaire, mais l’Esprit Saint, par le vote des cardinaux, a choisi un homme plus âgé, un homme d’expérience, et avant tout un grand spirituel. Un homme qui sera capable de faire l’unité autour de lui, et c’est là le rôle premier du Pape : Garder l’unité de la Foi et de l’Église.

Comme prêtre, dans une société où tout va vite et où la productivité est devenue le leitmotiv habituel, les paroles de sa première homélie m’ont fortement fait réfléchir : « Si nous ne sommes pas ancrés dans le Christ, ça ne marche pas, on devient alors une ONG (organisation non gouvernementale) compatissante. » Si cette phrase est profondément vraie et doit amener à la réflexion les évêques, les prêtres, les religieux et les religieuses qui ont donné leur vie au service de Dieu et de l’Église, elle doit aussi amener à la réflexion chaque chrétien du monde. Celui en qui nous croyons doit être chaque jour au cœur de nos actions, sinon nous ne faisons que nous dire Chrétiens, sans l’être réellement.

Le pontificat de François en sera un d’ouverture, de retour aux sources et à la Source qui est le Christ, mais surtout il en sera un de grande simplicité. L’Esprit Saint souffle toujours sur l’Église et nous n’en sommes pas encore à la dernière surprise !

Jean-François Roy

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