Quête de vie extra-terrestre et quête de vérité !

SiroisJean-RenéC’est bien connu, le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking affirme que Dieu n’est pas nécessaire à l’existence de l’univers. J’ai un grand respect pour cet homme génial qui veut connaître la vérité et connaître ainsi l’explication au pourquoi de l’existence…

Des moyens et des sommes astronomiques d’argent seront investis pour essayer d’identifier de possibles signaux venant d’autres êtres existants, différents de nous, mais qui partageraient quand même le même univers matériel. Ce projet d’exploration peut paraître insensé et exagéré, mais il est compréhensible si on n’admet aucune autre réalité que celle accessible à nos sens, dans ce monde matériel dans lequel nous baignons. Si jamais d’autres êtres intelligents existent, il est certainement bon de le savoir. Mais, par ailleurs, la science ne doit pas prétendre que son champ d’exploration, terrestre ou extra-terrestre, soit le seul champ possible d’exploration.

L’explication scientifique du monde n’est-elle pas limitée par le seul fait qu’elle ne dépasse pas la matière à partir de laquelle elle essaie d’expliquer ou de comprendre?

La science fait énormément avancer l’humanité dans bien des aspects de son existence et il est nécessaire, pour qu’elle puisse progresser, qu’elle jouisse d’une totale autonomie;  i.e. qu’on ne peut pas toujours lui imposer l’explication divine pour résoudre une énigme (comme le font maladroitement les créationnistes);  la science répugne à cette idée car ce serait la fin de son progrès.

Par ailleurs, limiter la quête de vérité à la seule sphère du vérifiable ou du possible dans les limites du monde physique tel que nous le connaissons ou que nous pourrions le connaître, c’est s’imposer une limite réductrice que seule la foi en un autre mode d’existence peut surmonter.

Et si nos supposées immenses connaissances n’étaient que balbutiements par rapport au réel inconnu?… Est-ce que le très jeune enfant ne se croit pas le centre du monde et n’est-il pas incapable d’imaginer la réalité en dehors de lui-même et de son champ d’observation?  Pourtant la vérité est tout autre…

Et s’il en était un peu ainsi aussi pour nous les humains en regard de la réalité?…

Jean-René Sirois

Place aux femmes !

SiroisJean-RenéOn se rappelle cette populaire émission radiophonique animée par une personne qui a, par la suite, laissé une marque importante dans la société québécoise.  Mme Lise Payette a sûrement beaucoup aidé plusieurs femmes dans les années ’60 à relever la tête et plusieurs aussi à prendre leur place légitime dans la société dans son ensemble. Aujourd’hui, la place des femmes dans toutes les sphères de la société est remarquable et sûrement très bénéfique par ce qu’elles apportent avec leurs qualités particulières et leur sensibilité, entre autres, aux souffrances humaines et leur approche très humaniste face aux différentes situations qui caractérisent notre époque où les valeurs matérialistes et individualistes semblent l’emporter sur l’attention aux personnes et la vie communautaire.

Dans l’Église, depuis le concile Vatican II, soit depuis plus de quarante ans, la place des femmes est devenue de plus en plus importante dans la vie concrète dans les communautés chrétiennes. Elles ne sont plus seulement les aides du curé, elles assument de vraies responsabilités et il serait trop long d’énumérer tous les lieux où leur participation est essentielle à la bonne marche de la vie ecclésiale dans son ensemble incluant les aspects touchant la pastorale et aussi les célébrations liturgiques. Qui n’a pas entendu cette remarque :  «Moi, j’aime bien la messe de la madame.»

Mais, il n’y a pas qu’à l’église qu’on apprécie leurs qualités particulières qui se manifestent dans leur engagement dans la société souvent inspiré par leur foi chrétienne et leur appartenance à l’Église : dans l’enseignement, dans les hôpitaux, dans les médias, dans la vie politique.

En cette Journée Internationale de la Femme, il convient de leur rendre hommage et de les remercier pour tout ce qu’elles apportent. Avec elles, nous reconnaissons qu’il y a encore place au progrès, même dans l’Église, surtout, tel que reconnu par le pape François : dans la sphère hiérarchique où elles sont absentes là où se prennent les décisions importantes…  Je n’aborde pas la question de l’ordination, mais il faut se rappeler cette parole de l’apôtre Paul :  «En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a ni Juif ni Grec, il y a ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, vous n’êtes tous qu’un dans le Christ Jésus » (Ga3, 27-28).

Cette parfaite égalité entre l’homme et la femme a aussi été affirmée avec force par le Concile Vatican II dans sa constitution fondamentale sur L’Église : dans le chapitre introduisant, dans le langage habituel de l’Église, l’expression ‘Le Peuple de Dieu’ :  «Il n’y a donc qu’un Peuple de Dieu choisi par Lui : « Il n’y a qu’un Seigneur, une foi, un baptême » (Ep 4, 5). Commune est la dignité des membres du fait de leur régénération dans le Christ ; commune la grâce d’adoption filiale ; commune la vocation à la perfection ; il n’y a qu’un salut, une espérance, une charité indivisible. Il n’y a donc, dans le Christ et dans l’Église, aucune inégalité qui viendrait de la race ou de la nation, de la condition sociale ou du sexe…»

Il y a place au progrès aussi dans la société dans son ensemble et spécialement dans la vie concrète dans les foyers, où l’harmonie familiale devrait être assurée par l’équilibre des forces : la force physique des hommes étant équilibrée par la force morale féminine. Heureusement, c’est souvent le cas, mais, trop souvent aussi l’abus de pouvoir physique empêche la noble mise en valeur de qualités favorisant le respect et l’amour entre les différents membres de la cellule de base de la société appelée aussi «Église domestique».

Comme disciples-missionnaires de Jésus-Christ, on ne peut pas être indifférents au sort de très nombreuses femmes à travers le monde dont les conditions de vie semblent très éloignées de ce que nous considérons comme souhaitables pour tous et toutes : un sain épanouissement personnel et un apport enrichissant pour l’ensemble de la société.  Souhaitons que le témoignage des personnes vivant dans les sociétés où cela est possible, dont les sociétés de culture chrétienne, puissent aider à la poursuite de cette noble cause.

Jean-René Sirois

La vie consacrée …don du monde à l’Église et don de l’Église au monde!

SiroisJean-RenéEn cette année de la vie consacrée décrétée par le pape François, lui-même un  <<consacré>> membre de la Compagnie de Jésus (jésuites), est un temps privilégié pour se remémorer l’immense apport de ces hommes et de ces femmes qui ont choisi de consacrer leur vie, leurs talents, leur cœur au service de Dieu, de l’Église et du monde…  

Le champ immense et varié de leurs engagements autant que la générosité qui s’y profile partout suscite notre admiration …  Dès les débuts de l’Église, on retrouve dans les Actes des Apôtres des descriptions (Ac 2,42 : «Ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières…»)  qui marqueront à peu près toutes les structures qui se mettront en place dans les premières communautés chrétiennes et, par la suite, les nombreuses communautés d’hommes et de femmes jusqu’à nous.  

La sollicitude pour les ‘petits’, les pauvres, les délaissés de toutes sortes dont les veuves, les ‘pécheurs’ rejetés, dans la continuité des demandes des prophètes de l’Ancien Testament, est aussi un trait essentiel de l’Église catholique.  «Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.» Ga 3,28 : cet enseignement de Paul aux Galates a inspiré plusieurs fondations à travers les siècles tout comme cette parole de Jésus :  “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Mt 25,40  

L’Évangile vécu : voilà l’idéal de la vie consacrée!  Dans sa lettre apostolique à tous les consacrés à l’occasion de l’année de la vie consacrée, le pape François écrit :  «Depuis les débuts du premier monachisme, jusqu’aux “nouvelles communautés” d’aujourd’hui, chaque forme de vie consacrée est née de l’appel de l’Esprit à suivre le Christ comme il est enseigné dans l’Évangile (cf. Perfectae caritatis, n. 2). Pour les Fondateurs et les Fondatrices, la règle en absolu a été l’Évangile, toute autre règle voulait être seulement une expression de l’Évangile et un instrument pour le vivre en plénitude. Leur idéal était le Christ, adhérer à lui entièrement, jusqu’à pouvoir dire avec Paul : « Pour moi, vivre, c’est le Christ » (Ph 1, 21) ; les vœux avaient du sens seulement pour mettre en œuvre leur amour passionné.» et :  «Je vous répète aussi ce que j’ai dit durant la dernière vigile de la Pentecôte aux mouvements ecclésiaux : « La valeur de l’Église, fondamentalement, c’est de vivre l’Évangile et de rendre témoignage de notre foi. L’Église est le sel de la terre, c’est la lumière du monde, elle est appelée à rendre présent dans la société le levain du Royaume de Dieu, et elle le fait avant tout par son témoignage : le témoignage de l’amour fraternel, de la solidarité, du partage » (18 mai 2013).

Pour la mémoire, il faut aussi mentionner les traits humains qui ont caractérisé ces engagements :  depuis les premiers apôtres, les moines et moniales, des noms comme François d’Assise, Ignace de Loyala, Thérèse de Lisieux, et pour notre Église au Canada :  tous ces fondateurs qui sont venus de France pour jeter sur cette terre d’Amérique les bases d’une société nouvelle devant largement s’inspirer de l’Évangile: pensons aux saints et saintes :  Martyrs canadiens, Marie de l’Incarnation, François de Laval, la bienheureuse Catherine de saint Augustin à Québec et à Montréal : sainte Marguerite Bourgeois, et les laïques Jeanne Mance, Jeanne Lebert ;  ensuite ces canadiens et canadiennes :  les saints et saintes :  Kateri Tekakwitha, Marguerite d’Youville, Frère André,  et les bienheureux et bienheureuses : André Grasset, Marie-Léonie Paradis, Louis-Zéphirin Moreau,  Marie-Rose Durocher, Dina Bélanger,  Émilie Tavernier-Gamelin,  Marie-Anne Blondin  et Frédéric Janssoone venu de France…  

Et pour notre diocèse de Mont-Laurier, l’apport des communautés religieuses, surtout de femmes, a été fondamental dans le vrai sens du mot : dans tous les nouveaux villages jetés en bordure de nos rivières, se sont installées des personnes venant se consacrer principalement à l’éducation de la population et aux soins des malades…  

Nous avons donc, comme Église et comme peuple de Dieu vivant aujourd’hui des bienfaits de leur héritage, un devoir de mémoire et de reconnaissance que cette année de la vie consacrée nous permet d’exprimer à tous ceux et celles qui œuvrent encore parmi nous et à tous ces nombreux(ses) autres qui ne sont plus avec nous…

Puissent les semences, déposées dans les cœurs, germer et donner du 30, du 60 ou du 100 pour un pour assurer la pérennité de l’Église et de la foi au Christ vivant pour le mieux-être de toute la société…  

Jean-René Sirois

Pan !… Pan !… T’es mort !…

SiroisJean-RenéQui n’a pas joué au ‘Cow-boy’ dans son jeune âge ? Les garçons du moins ! On se souvient sûrement de cette odeur de poudre venant des pétards accompagnant le geste. Aujourd’hui et depuis quelques décennies, le jeu s’est plutôt déplacé sur des consoles de jeu ou en ligne…

Mais, au pays où la possession d’une arme à feu est un droit constitutionnel, le jeu prend une autre dimension : rappelons cette nouvelle parue le 27 août dernier : «USA : une fillette abat son professeur de tir. Âgée de 9 ans, elle n’a pas maîtrisé le recul d’une arme automatique : un Uzi, un pistolet mitrailleur israélien.»

On connaît les multiples dérapages et souffrances indescriptibles causées par les armes à feu et l’ampleur des guerres menées par des groupes rebelles, terroristes, extrémistes de tous ordres qui font des ravages et sèment la mort et le malheur. On a qu’à penser à cet horrible drame survenu au Pakistan le 16 décembre où plus de 125 enfants écoliers sont morts sous les balles de cruels fanatiques assoiffés de sang, comme pour se venger du fait que la jeune héroïne pakistanaise Malala Yousafzai ait été gratifiée du prix Nobel de la Paix. À 17 ans, elle est la plus jeune récipiendaire de ce prix. Voilà ce qu’elle déclarait lorsqu’elle fut désignée pour le prix: « Je veux l’éducation pour les fils et les filles des talibans et tous les extrémistes et les terroristes… Je n’ai même pas de haine pour le taliban qui m’a tiré dessus.» Quel courage! Et quel beau témoignage d’amour profond!

Les groupes et individus qui abusent de l’usage des armes à feu sont surtout composés de guerriers, parfois déguisés en hommes religieux, qui arborent fièrement leurs imposants fusils mitrailleurs et des chapelets de cartouches en bandoulière… Mais, on peut se poser la question: D’où viennent ces armes ? …

On parle de commerce blanc, gris ou noir : le commerce blanc est de loin le plus important et c’est celui qui se fait au grand jour entre des pays responsables (cela n’empêche pas le caractère parfois odieux de la chose). Le commerce gris est celui qui se fait de manière plus ou moins caché : on ne dit pas tout… Le commerce noir est celui qui permet à des groupes criminels : mafieux, trafiquants de drogues et probablement aussi groupes terroristes de s’en procurer de manière tout à fait illégal…

Peut-on identifier un seul bienfait provenant d’une arme à feu?… Le pape François lors de l’audience générale du 11 juin dernier, a dénoncé le commerce des armes comme un «commerce de la mort»…  On comprend qu’il est souhaitable de faire tous les efforts nécessaires pour établir un meilleur contrôle sur ce commerce. Le 2 avril 2013 (On s’étonne que cela ne se soit pas fait avant !) l’Organisation des Nations Unies adoptait le traité sur le commerce des armes. Depuis le 3 juin 2013 toutes les nations membres de l’ONU étaient invitées à signer ce traité en vue d’une éventuelle ratification. Pour que l’Assemblée des Nations Unies le ratifie à son tour, il fallait que 50 pays l’aient ratifié, ce qui a eu lieu le 25 septembre 2014, permettant ainsi son entrée en vigueur 90 jours plus tard le 24 décembre, soit juste en temps pour Noël.

En date du début de septembre 2014, le Canada était l’un des rares pays (avec Israël, la Russie, la Chine communiste, l’Iran et la Corée du Nord) à n’avoir même pas signé le traité !

Il reste à espérer que l’Esprit de Noël, qui n’a pas de frontières de pays, de race ou de religion, comme le montre bien la jeune Malala, se répande dans tous les cœurs et les familles du monde, y compris chez les plus affamés de pouvoir illusoire par la force brute des armes. Que la sainte Famille de Nazareth nous soit une inspiration en ce sens et pour que chacun(e) de nous, nous apprenions aussi à désarmer nos cœurs de tout projectile haineux, en mots ou en pensées…       

Jean-René Sirois

Une carte de Noël à Dieu…

SiroisJean-RenéTout d’abord, Dieu, je m’adresse à Toi en passant par celui par qui je Te connais : Jésus. En ce Noël 2014, je lui souhaite un très bon 2018e anniversaire de naissance (puisque qu’il est né en l’an -4).

De fait, cela m’amène à me poser cette question : pourquoi se souhaite-t-on, entre chrétiens-nes, un joyeux Noël (mot qui signifie ‘naissance’ ou nativité) comme si cet anniversaire de naissance était aussi le nôtre? Mais, c’est que, de fait, c’est cela, c’est aussi et peut-être surtout le nôtre!

À proprement parler, cela réfère à notre baptême; comme si Dieu naissait en nous; ce jour-là, et de là commence notre existence de chrétien-ne : i.e. de disciple de Jésus-Christ. Cette vie de disciple, nous dit s. Paul, se vit comme si le Christ venait vivre en moi : «Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi…» (Ga 2,20)… Donc, une vie de chrétien-ne, c’est de vivre le plus possible comme si le Christ était vivant par moi aujourd’hui dans mon milieu de vie.

Oui! C’est le jour de mon baptême qui correspond au jour anniversaire de la naissance du Christ en moi… Mais, Celui que je fête le jour de mon baptême est le Christ et non pas moi; donc, il convient que je fête aussi la naissance humaine du Christ parmi nous, Lui par qui je vis…

En fêtant la naissance du Christ, je fête en plus sa mère, Marie (le 1er janvier). Jésus a dit : «Qui fait la volonté de mon Père est pour moi une mère…» (Mt 12,50); donc en fêtant Marie, nous fêtons aussi tous ceux et celles qui s’efforcent de faire la volonté de Dieu dans leur vie de tous les jours et qui ainsi permettent à Dieu, non seulement de naître en eux, en elles, mais aussi d’y «grandir en sagesse et en âge…» comme l’a fait Marie, dont la maternité s’est maintenue jusqu’à la Croix et qui continue d’être mère en nous : puisqu’elle est la personne humaine qui a le mieux accompli la volonté de Dieu… Nous comprenons que, comme pour Marie, la naissance du Fils de Dieu en nous s’est faite par l’Esprit Saint : «don de Dieu» reçu à notre baptême…

Nous fêtons aussi Joseph, (fête de la Ste-Famille), qui pourtant n’est que le père «nourricier» de Jésus? Il n’est que le père nourricier de Jésus, mais, sans nourriture, le Fils de Dieu n’aurait pas pu vivre sa vie terrestre bien longtemps; il est donc le garant de tout l’aspect plus terre-à-terre de la vie humaine de Jésus. C’est pour bien vivre notre mission de ‘Christ-vivant’ que nous devons bien prendre soin de notre humanité «pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux» (Tt 2,12 messe de Noël).

Il me reste à souhaiter à chacun, chacune de vous qui avez la délicatesse de lire cet article jusqu’au bout : Joyeux anniversaire de naissance du Christ qui habite en vous et puisse ce temps de fête vous permettre de bien goûter la joie de faire partie de cette belle famille de Jésus, Marie et Joseph qui prolongent ainsi leur présence terrestre par plus d’un milliard de baptisés au nom du Christ.

Jean-René Sirois

Entrée à l’école !

SiroisJean-RenéUne autre année scolaire se met en marche ! Beaucoup d’enfants entreprennent, avec leurs éducateurs et éducatrices, une nouvelle année qui, jour après jour, leur permettra d’acquérir des connaissances dans les domaines de base ou plus avancés ; ils y apprendront aussi à mieux former leur jugement sur les situations de vie dans le monde qui est le nôtre ; ils apprendront à parfaire leur habileté à mieux utiliser les nombreux instruments et outils techniques incontournables dans notre société technologique avancée ; ils apprendront aussi à prioriser certaines valeurs par rapport à la vie en société : le respect, l’attention aux plus faibles, l’entraide, le soutien dans l’épreuve, la recherche du bien commun… Tout cela se fera à l’aide d’instruments choisis , le plus souvent par le Ministère de l’Éducation du Québec, et qui doivent, le plus possible, respecter les valeurs communes de l’ensemble de la société dans notre monde pluraliste. Ils apprendront aussi l’accueil des autres différents d’eux, d’elles ; comment ?…

Ils reçoivent aussi à l’école des orientations en ce qui a trait aux choix moraux qu’ils auront à faire au quotidien ; et, qu’on le veuille ou non, ces apprentissages auront un impact déterminant aussi pour leur vie entière. Tout ce que le jeune cerveau reçoit lors de son développement influence ce développement lui-même, nous disent les chercheurs dans le domaine neurologique et génétique ; car notre bagage génétique n’est pas déterminé pour toujours, au contraire, nous dit la science de l’épi-génétique.(voir 1) Heureusement !…

On comprend donc que les choix moraux des éducateurs-trices auxquels les parents confient leurs enfants, sont très importants ; personne n’est neutre vis-à-vis des questions aussi graves que le respect de la vie ; les relations parents-enfants ; les identifiants liés au sexe ; la théorie du genre (voir 2), l’accueil de l’étranger etc…

En plus de l’éducation reçue à l’école, aujourd’hui il faut absolument reconnaître la grande importance des média sociaux alors que la présence des parents auprès des enfants est moins grande. Mais, les parents ne doivent pas oublier qu’ils sont et seront toujours les premiers éducateurs de leurs enfants ; cela ne disparaitra jamais, et débute même avant la naissance de l’enfant… Les parents seront toujours pour les enfants la première image de Dieu… Qu’ils y croient ou non, ils représentent le référant ultime dans les choix que la vie propose et cela dans tous les aspects… Plus tard, ils auront à faire des choix, mais l’image acquise d’une autorité douce, compréhensive, écoutante, gratifiante… sera en proportion de ce que leurs parents auront été pour eux, pour elles…

Bonne année scolaire à tous les enfants et parents !

1 [L’épigénétique est l’ensemble des mécanismes moléculaires ayant lieu au niveau du génome et de la régulation de l’expression des gènes qui peuvent être influencés par l’environnement et l’histoire individuelle ainsi qu’être potentiellement transmissibles d’une génération à l’autre, sans altération des séquences nucléotidiques (ADN), et avec un caractère réversible. (Cit. de Wikipedia)]

2[«Le genre est un concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre les femmes et les hommes.» (Cit. de Wikipedia)]]

Jean-René Sirois

Famille… Oups…

SiroisJean-RenéIl me semble que de plus en plus lorsque l’on entend le mot «famille» on ne sait plus trop à quoi cela réfère… Traditionnellement en entendant ce mot, on pensait à la famille nucléaire, composée d’un homme et d’une femme mariés, avec ou sans enfants… Mais, depuis quelques décennies ce mot englobe beaucoup plus que ce regroupement de personnes considéré déjà comme la cellule de base de la société. Bien sûr, il n’est pas interdit de continuer à penser ainsi, car cette compréhension de la famille est certainement encore fortement majoritaire.

Cette façon de comprendre la famille inclut nécessairement les membres plus éloignés dans ce que l’on appelle aussi la «famille élargie». On connaît aussi les familles mono-parentales, les familles re-composées, les familles mono-sexes(!)… Enfin on comprend que ce terme réfère à une communauté de personnes regroupées par des liens divers : d’amour, de sang, d’affinité, de foi religieuse, d’intérêts divers etc…

Le «Oups» du titre réfère à : D É R A PA G E … Ici je pense au cas «Legendre» largement discuté dans les médias récemment. Deux hommes vivant ensemble qui veulent être considérés comme des parents à part entière et qui réclament le droit à l’enfant et dans un processus de procréation assistée financé par l’État! Beaucoup de personnes se sont exprimées sur cette question et je crois qu’il peut y avoir toute une gamme d’opinions qui peuvent être légitimement exprimées, sans être, bien sûr, d’égale valeur.

Maintenant, lorsque l’on parle de droit à l’enfant il me semble qu’il y a là une affirmation qui va à l’encontre d’un droit universellement reconnu et accepté : le droit d’un enfant à avoir des parents et ici lorsque l’on parle de parents, on réfère à un père et une mère… D’ailleurs, c’est clairement le sens que lui attribue la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant (1989): Article 7.1 «L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. »

…« … le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux. » voilà le «hic» qui semble faire problème lorsqu’il est question d’une situation où les parents biologiques ne sont pas connus et que le lien naturellement établi pendant neuf mois entre un enfant et sa mère porteuse (terme épouvantablement réducteur par rapport au rôle si essentiel et si beau de la maternité) est brisé à la naissance avec les conséquences que l’on imagine facilement et que le bon sens suggère; et ce qui d’ailleurs est aussi scientifiquement admis. On peut se poser cette question : une mère peut-elle ainsi abandonner sans heurts son enfant comme si elle n’était qu’une machine distributrice ?…

On a beau avoir eu un hiver propice aux glissades infortunées, ne faut-il pas craindre que cet autre dérapage dans le champ de la transmission (responsable?) de la vie cause de graves dommages aux personnes concernées incluant au premier chef l’enfant ?…

En octobre prochain, il y aura dans l’Église catholique un important synode sur le thème de la famille ; déjà, à la demande du pape François, de larges consultations ont eu lieu dans tous les diocèses du monde. Il ne faut peut-être pas s’attendre à des bouleversements majeurs dans l’enseignement multi-séculaire de l’Église, mais on peut quand même espérer que les prises de position qui seront diffusées puissent susciter une vraie réflexion chez toute la population sur les enjeux majeurs qui touchent la famille et aussi l’avenir de l’humanité…

Jean-René Sirois