Carême des chrétiens et Ramadan des musulmans, des jeûnes identiques pour des sens différents !

RicherMarc« La Parole est un don. L’autre est un don. », c’est le thème du message du Pape François pour le Carême 2017. Le Pape insiste sur la nécessité d’ouvrir la porte de notre cœur à l’autre. L’événement tragique vécu à la mosquée de Sainte-Foy à Québec le 29 janvier dernier, tout comme les autres attentats perpétrés de par notre monde à l’encontre de nos frères et sœurs musulmans, me conduisent dans le respect, vers une quête de savoir afin de mieux comprendre leur foi. En communion avec le Pape François, avec vous je veux profiter du Carême 2017 pour effectivement ouvrir la porte de mon cœur à une personne que je côtoie et qui ne pratique pas nécessairement sa foi comme vous et moi le faisons.

Vous saviez qu’Abraham, pour tous les croyants en un seul Dieu, est notre grand-père et notre ancêtre dans la foi ? Eh oui, la foi d’Abraham devrait pourtant unir les croyants et croyantes des trois grandes religions monothéistes que sont le christianisme, le judaïsme et l’islamisme ! D’ailleurs, les trois religions monothéistes proposent aux croyants que nous sommes, de vivre un temps de ressourcement spirituel : le Carême pour les chrétiens ; le Ramadan pour les musulmans ; le Yom kippour pour les juifs.

Dans la conjoncture des événements qui nous ont bouleversés dernièrement, et dans la perspective de mieux comprendre ce que vivent nos frères et sœurs musulmans, je m’en tiens à évoquer notre Carême et le Ramadan. Cette distinction est importante, car il semble facile de comparer notre Carême au Ramadan des musulmans. Il y a une signification propre pour ces deux temps que l’on associe particulièrement à une période de jeûne. Mais il importe de saisir toute la différence et de se recentrer sur le cœur de nos démarches.

La ressemblance des deux démarches conduit facilement à utiliser le vocabulaire chrétien qui nous est familier en parlant du « carême » des musulmans. Cette confusion du vocabulaire n’est pas sans signification. Nos pratiques ainsi désignées par le même mot n’en demeurent pas moins très différentes.

Pour nous chrétiens, le Carême est la période de préparation à la fête de Pâques. Comme le peuple hébreu avait vécu au désert pendant quarante ans avant d’atteindre la terre promise, nous faisons de notre mieux pour vivre quarante jours afin de nous préparer à renouveler et à raffermir notre foi au Christ ressuscité. Le Carême chrétien une très belle démarche vers Pâques qui favorise également l’accueil de la miséricorde de Dieu, que nous sommes particulièrement invités à vivre par le sacrement du Pardon. On sait bien en 2017 que, depuis plusieurs années les privations dans le boire et le manger se sont adoucies, car l’insistance est plus forte sur la conversion intérieure et le partage.

Chez nos frères et sœurs musulmans, les fêtes de l’Islam, à l’inverse des fêtes juives ou chrétiennes, n’ont pas pour but d’évoquer l’histoire passée ou à venir. Le Ramadan n’est pas la préparation d’une fête, ni le souvenir d’un événement. C’est une pratique commandée par le Coran. Comme pour la plupart des pratiques de l’Islam, c’est d’abord la vertu d’obéissance qui est appelée à s’exercer par le jeûne. Face à Dieu, l’homme se remet à sa place d’humble adorateur. Le mois du jeûne qu’est le Ramadan comporte pour les musulmans une attention renouvelée à la lecture du Coran. Le mois du ramadan est une occasion de plus grande ferveur dans les mosquées par la prière et par les enseignements qui sont donnés aux fidèles.

De ce point de vue, le Ramadan, comme notre Carême, sont un temps de conversion et de retour à la prière. Le Ramadan dure le temps d’un mois lunaire, soit 28 ou 29 jours. En 2017, le ramadan se vivra du 27 mai au 26 juin prochain. Quant à nous chrétiens, le Carême a débuté le 1er mars, soit le Mercredi des Cendres ; et le Jour de Pâques sera célébré le 16 avril prochain.

Si la compétition n’est pas de mise entre nous, la ferveur des croyants musulmans qui jeûnent et prient plus fidèlement pendant cette période pourrait susciter une émulation pour nous chrétiens ! Alors, chers amis lecteurs et lectrices du blogue des prêtres, profitons du Carême 2017 pour revoir notre façon d’être plus fidèle à notre foi catholique, à l’assiduité à la prière personnelle et communautaire, et à notre générosité pour suivre le Christ et pour mieux vivre la joie de l’Évangile !

Marc Richer

Pour Noël, as-tu besoin d’un sauveur?

RicherMarcUn sauveur : pourquoi ? Pour nous sauver de quoi ?

Il y a au-delà de 2 000 ans, des bergers qui, gardant leurs brebis durant la nuit de la « Nativité », furent fort étonnés d’apprendre une nouvelle venant du ciel : « Aujourd’hui vous est né un Sauveur ! »

Il me semble que nous avons un jour ou l’autre besoin de quelqu’un pour nous aider à passer à travers une épreuve tels la maladie, un deuil, une période de solitude, de dépression, de problèmes économiques, de remise en question dans la vie de couple, etc.

Il faut une bonne dose d’humilité pour accepter d’avoir besoin de quelqu’un. Accepter de ne pas connaître toutes les solutions. Accepter de laisser intervenir quelqu’un d’autre dans nos affaires personnelles.

Pas facile pour bien du monde de nos jours d’accepter d’avoir recours à Dieu!

Pourtant, il faut savoir que Dieu ne veut rien imposer, sinon il ne se serait pas fait petit enfant dans une crèche. Et quel est son désir ? Nous indiquer un chemin de vie qui part du cœur de son cœur, et qui rejoint le cœur de l’être humain.

À preuve, en ce temps des Fêtes, les élans de partage et de grande charité qui sont médiatisés, ou encore accomplis dans la plus grande discrétion. Oui, il se vit beaucoup de partage et d’entraide dans les communautés de notre région! Et ce, dans une période d’incertitude pour beaucoup de travailleurs et de gens d’affaires.

Je suis touché de lire les hebdos régionaux de notre diocèse et d’y apprécier ce qui se fait et se vit en terme d’activités de levée de fond, de guignolée, de repas communautaires. Bravo à tous les bénévoles, et merci à toute personne qui a pu contribuer, même modestement.

Je vous reviens avec la question d’introduction : « As-tu besoin d’un sauveur ? » Une réponse à cette interrogation : les mots de l’évangile de Luc que nous entendons à la messe du 24 décembre : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui vous est né un Sauveur ». Luc 2, 10-11

Alors, comme la fête de Noël est le temps d’une bonne nouvelle, permettez-moi de vous offrir quatre vœux pour ce Noël 2016, en m’inspirant de ces mots d’Évangile.

D’abord, se faire dire « ne craignez pas » voilà un très beau vœu d’encouragement. N’ayons crainte des contradictions et des difficultés que nous rencontrons dans notre quotidien.

Ensuite, se faire dire « je viens vous annoncer une bonne nouvelle » voilà un très beau vœu d’espérance. Quant dans notre quotidien la misère, les déceptions et les injustices peuvent nous faire vivre dans le désespoir, le ciel vient nous redonner cet espoir qui nous semble perdu.

Également, se faire dire qu’il y a « une grande joie pour tout le peuple », voilà un autre très beau vœu de joie. Quant dans notre quotidien il y a de la maladie, de la solitude, un deuil, du chômage, et que ces réalités amènent de la tristesse, de l’angoisse et même des dépressions, tournons-nous vers l’Enfant de la crèche, car Il veut apporter sa joie, et même nous redonner la joie de vivre.

Enfin, entendre « aujourd’hui vous est né un Sauveur », ces mots résonnent le vœu d’avoir une belle qualité de vie. Le petit enfant couché dans la crèche, comme les tous petits de nos familles, nous disent l’importance et la valeur de chaque personne humaine. Chacun de nous a une valeur infinie. Toute personne est une histoire sacrée.

Je souhaite que ce Noël 2016 apporte du courage, de l’espérance, de la joie et une belle qualité de vie. Que sur nos chemins de joie, ou parfois même de chagrin, Celui que l’on célèbre à Noël, nous accompagne de sa présence, puisque, nous pourrions avoir effectivement besoin d’un sauveur !

Je souhaite que Noël 2016 change un petit quelque chose en nous et transforme le milieu dans lequel nous vivons.

Quelle que soit notre façon de fêter Noël, le ciel nous fait signe : « Gloire à Dieu…Paix aux hommes qu’il aime ! »

Joyeux Noël ! Que nos mots tournent à la tendresse.

Joyeux Noël ! Que nos mains se tendent et que nos partages aient le goût de la générosité.

Joyeux Noël ! Qu’il y ait place à notre table pour celle ou celui qui nous est proche, comme pour l’éloigné.

Que Noël 2016 nous soit une naissance, un recommencement, un signe de Dieu.

Marc Richer

« Nous sommes visage de Dieu ! »

RicherMarcDepuis le 11 juin dernier, j’ai ce chant en tête. Plusieurs parmi vous, aurez chanté ce refrain suggéré dans le Prions en Église de juin 2016.

Avez-vous remarqué les nouveaux visages dans votre entourage et même à votre paroisse ? J’ose nommer du nouveau, alors qu’un article récent de l’hebdo Le Courant des Hautes-Laurentides faisait état de l’accroissement naturel négatif dans nos Municipalités Régionales de Comtés, et de l’impact sur la décroissance démographique de nos communautés.

Soit ! Mais je vous propose d’être vigilants, car il y a de nouvelles pousses qui émergent ici et là dans les paroisses du diocèse! Une section de cet article titre : « La solution passe par l’immigration ? »

Je reviens au 11 juin dernier. Une soixantaine de personnes de tout âge ont formé communauté pour vivre à Mont-Laurier un mini pèlerinage, dans le cadre du jubilé de la Miséricorde. 60 personnes, c’est plus que les 12 premiers que Jésus a appelés ! 60 personnes, cela ressemble aux premières communautés chrétiennes ! Comme à la Pentecôte, nous provenions de différents horizons et de différentes cultures : issus de ce coin de pays, mais également d’Haïti, de la Colombie, du Salvador, du Pérou, du Sénégal, du Cameroun et du Burundi. Il y avait également parmi nous ces cœurs rayonnants des amis du groupe Foi et Lumière.

Cette expérience enrichissante et pleine de miséricorde a révélé du nouveau : une nouvelle communauté chrétienne qui émerge ! Le témoignage de ces baptisés, laïques, prêtres et évêque, nous permet et nous aide à mieux comprendre de ce qui en est de l’appel du Pape François à être disciples-missionnaires.

Évoquant la nouveauté, saviez-vous que vous êtes membres déjà des 2 communautés émergentes dont je fais maintenant état ?

Le blogue de nos prêtres : environ 150 personnes lisent religieusement les textes proposés sur le blogue. Une communauté émergente de 150 membres et un total de 25 000 lectures depuis son début !

Le site web du diocèse : quelques statistiques révèlent qu’au-delà de 1 000 internautes visitent mensuellement notre site web. Cette communauté émergente est composée de 44% de pratiquants et de 56% de pratiquants occasionnels ! On s’entend, pratiquant par la visite du site !

Alors, elles sont encourageantes ces statistiques, d’autant qu’elles valident l’intuition du Pape François qui nous exhorte de faire l’annonce de la joie de l’Évangile aux périphéries.

Comme l’a si bien dit saint Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! » L’Esprit Saint souffle et Il fait émerger chez-nous et parmi nous de nouvelles pousses. Nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde. Nous sommes visage de Dieu.

Bon été !

Marc Richer

Un petit exercice… recherches et trouvailles sur la miséricorde !

RicherMarc« Miséricorde, Il est vivant ! »

J’entends Marie-Madeleine dire ces mots, car, elle est stupéfaite ! C’est la première qui, au matin du premier jour de la semaine, s’est approchée du tombeau où l’on avait déposé le corps de Jésus. Et depuis ce matin de Pâques, on chante « Alléluia » !

« Miséricorde, il ou elle est saine et sauve ! » C’est bien souvent une expression de miséricorde qui, dans nos expériences personnelles, nous amène à reconnaître la véracité d’un évènement qui nous rejoint. Pensons au succès, ou encore à la guérison de l’un des nôtres après l’expérience de la difficulté ou de la maladie.

« Miséricorde, Il est ressuscité ! » C’est la vérité de la foi, et la joie de croire que je veux partager en vous proposant un petit exercice…

Avez-vous déjà fait une chasse aux œufs de Pâques ? Enfant, avec mes frères et ma sœur, quel plaisir nous avions de fouiller dans la maison familiale afin de découvrir où maman et papa avaient caché nos « cocos » de Pâques !

Je vous propose donc des recherches et des trouvailles en lien avec l’année du Jubilé de la miséricorde. Il s’agit d’une petite chasse pour y découvrir quelques trésors musicaux, et ce, en utilisant votre ordinateur !

Vous donnez les liens web serait trop facile ; je suggère quelques indices !

1- D’abord, partons à la découverte de : L’Hymne officiel du Jubilé de la miséricorde.

Le Conseil Pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation a mis en ligne un site web à l’occasion du Jubilé. À partir de ces indices énoncés, trouvez le site web, cliquez sur l’onglet « jubilé » et découvrez ce très bel hymne ayant comme titre « Misericordes sicut Pater ».

Ouvrez les haut-parleurs de votre ordinateur, et mettez en fonction votre imprimante pour apprécier la chorale du Vatican, en écoutant cette interprétation magnifique, avec les feuilles de la musique et des paroles que vous aurez imprimées.

2- Ensuite, allons à la découverte du chant « Miséricordieux comme le Père ».

Le webmaître du diocèse de Québec a déposé sur le site, les paroles, la partition musicale et le fichier sonore MP3 du chant « Miséricordieux comme le Père » composé par Richard Vidal. Ce dernier a la générosité de permettre l’utilisation et la diffusion de sa composition.

Vous devez vous rendre d’abord sur le site web du diocèse de Québec. Faîtes une recherche dans « outils et ressources ». Vous serez près du but, mais je vous laisse le soin de repérer et de cliquer sur l’onglet qui vous permettra de découvrir non seulement « Miséricordieux comme le Père », mais également le chant de Monsieur Vidal que nous utilisons dans le cadre de notre priorité diocésaine « La joie de l’Évangile ».

Pour ces chants, on met également en fonction haut-parleurs et imprimante !

3- Enfin, je vous propose la vidéo du chant « Miséricordieux comme le Père », soit un très beau diaporama PowerPoint qui a été monté par le cardinal Gérald-Cyprien Lacroix et Richard Vidal.

Connaissez-vous l’espace média du diocèse de Québec ? Non ! Il s’agit de : ECDQ.TV. Un très beau site à découvrir. Dans le coin supérieur de la page d’accueil, sur « rechercher » tapez le titre du chant. Vous pourrez également trouver ce montage en vous rendant sur le site « YouTube ».

J’espère que vous apprécierez cette chasse, ou plutôt cette recherche en ce temps pascal. N’hésitez pas à partager ces liens web avec vos parents et amis, afin qu’ensemble nous proclamions : « Miséricorde, Il est vivant ! Jésus est ressuscité, alléluia ! »

Marc Richer

« Pour la miséricorde du Bon Dieu, quel beau cadeau ! »

RicherMarcJ’ai souvenance de cette exclamation d’une tante, lorsqu’elle exprimait, tant sa joie de nous accueillir, que l’annonce d’une bonne nouvelle touchant un membre de la fratrie ou de la parenté.

J’écris mon blogue à l’aube d’une année toute spéciale! 2016? Non! L’année de la miséricorde.

Notre bien-aimé pape François a promulgué une Année sainte, et il veut qu’elle soit un Jubilé extraordinaire de la Miséricorde. Inauguré le 8 décembre 2015 à la solennité de l’Immaculée Conception, cette Année sainte se conclura le 20 novembre 2016, à la solennité liturgique du Christ-Roi.

Qu’est ce que ça vous dit « Miséricorde »? Faites une recherche au dictionnaire ou sur Google, et il y a fort à parier que deux réalités seront évoquées : 1. Notre cœur ou nos entrailles. 2. Notre sensibilité à la misère de l’autre.

Miséricorde ! En ai-je besoin ? Il me semble bien que oui. Dans la belle lettre (Miserocordia Vultus) qu’il a écrite pour présenter l’Année du Jubilé de la Miséricorde, le pape François donne le ton : « Au lieu de diagnostics déprimants, des remèdes encourageants. Au lieu de présages funestes, des messages de confiance. » C’est au paragraphe 4 du document dont je vous recommande la lecture.

Merci Saint Père François de nous donner à vivre cette Année sainte. Je la reçois comme mon plus beau cadeau de Noël 2015! Un présent plein de la tendresse du Seigneur Un cadeau que je pourrai déballer et apprécier jusqu’à la fin de novembre 2016. Wow ! Dieu sait que cela nous fait grand bien : la tendresse, la miséricorde, la lumière pour dissiper les ténèbres des sinistres évènements que nous savons, et qui bouleversent tant de cités, de pays et surtout qui brisent la vie humaine.

En ce qui concerne mon petit coin de Noël chez-moi, j’ai déjà placé Marie et Joseph. Le soir, d’ici le 24 décembre, j’allume près d’eux, un petit lampion « tealight ». C’est l’Avent ! Je vous fais trois suggestions:

– La première, le lampion! Un lampion à allumer ? Le cadeau de la tendresse de Dieu à déballer durant le Jubilé !

– La deuxième, lire et méditer déjà la première lecture de la messe de la nuit de Noël (Isaïe 9,1-6). Cette prophétie s’actualise à travers les pas des trop nombreuses familles de réfugiés qui portent l’espérance de « crécher » bientôt dans un pays où il y aura de la paix et de la miséricorde. Parmi ces familles, il y a tellement de « petits Jésus » en chair et en os ! Où crècheront-ils ce Noël ? À ce propos, dimanche, il y a trois semaines, à l’Espace Théâtre de Mont-Laurier, j’ai assisté au récital du chansonnier français Yves Duteil. Il a chanté sa chanson « Prendre un enfant par la main. » Yves Duteil a fait chanter le public. Nous pouvions mettre des visages sur l’enfant. D’autant l’Enfant Jésus que nous serons invités à prendre dans nos cœurs, très bientôt à Noël !

– La troisième, c’est une invitation à passez par Mont-Laurier le premier vendredi de chaque mois en après-midi, entre 14h00 et 16h00, ou encore le dimanche matin vers 10h30, à la Cathédrale pour vivre un passage. Celui de passer par la Porte sainte; cette Porte de la Miséricorde qui permet de vivre l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne et donne l’espérance.

Je vous souhaite un très Joyeux Noël, et surtout, une bonne et sainte Année du Jubilé de la Miséricorde.

Marc Richer

Qui vous a enseigné en première année à l’école ?

RicherMarcLa question en titre, je la porte depuis l’ouverture de l’Année de la Vie consacrée. Au fait, sachez que le pape François a ouvert cette année le 30 novembre dernier, 1er dimanche de l’Avent, et qui se terminera avec la fête de la Présentation de Jésus le 2 février 2016. Le pape François nous propose trois objectifs pour cette Année de la Vie consacrée : regarder le passé avec reconnaissance; vivre le présent avec passion; embrasser l’avenir avec espérance.

Ces objectifs m’interpellent au moment où la population du Québec vit un temps de mécontentement à cause des compressions de l’État, et des mesures d’austérité annoncées par le gouvernement. Ces mesures de redressement budgétaire s’annoncent fort douloureuses, spécialement pour nous qui vivons en région. Une importante manifestation citoyenne aura d’ailleurs lieu jeudi le 11 décembre à Mont-Laurier.

Nous avons une mémoire collective à guérir au Québec. Ma mère m’a donné naissance dans un hôpital bâti et géré par les Sœurs Marianites de Sainte-Croix. J’ai fait ma 1ère année primaire chez les Sœurs de Sainte-Croix. En réponse à la question titre; il y a fort à parier que votre première « maîtresse d’école » a été une religieuse !

J’ai poursuivi mon primaire dans une école fondée par les Frères du Sacré-Cœur. J’ai fait mes études secondaires au Séminaire Saint-Joseph qui est devenue la Polyvalente de Mont-Laurier. Cette institution scolaire a été fondée et soutenue généreusement par les prêtres diocésains. À l’époque de notre enfance et de notre adolescence, ceux et celles qui soutenaient et animaient les terrains de jeux (OTJ), les divers mouvements de jeunesse et la vie culturelle étaient régulièrement des religieuses, des religieux et des prêtres.

D’autant cette année de la Vie Consacrée, et tout en faisant la part des choses et les distinctions en ce qui concerne notre histoire nationale et collective, je suis reconnaissant à l’égard des membres des communautés religieuses, comme des prêtres de nos paroisses, pour tout ce qui a été vécu comme dévouement, de même que pour leur générosité à l’égard des institutions de nos communautés locales et paroissiales. Portons un juste regard sur l’historique des institutions scolaires et hospitalières, et sur les centres d’hébergement pour les personnes seules, handicapées et âgées.

Dans les journaux, comme sur les ondes, les éditorialistes commentent abondamment les dessous de l’austérité qui nous sera imposée. Je pose cette question qui ne réglera pas le déficit budgétaire du gouvernement : ce contexte pénible pourrait-il être l’occasion de regarder notre passé avec reconnaissance ?

La prochaine venue d’un film documentaire « L’Heureux Naufrage » sera proposé ici et là dans le diocèse au cours des prochains mois. Des gens de chez-nous y livrent leurs réflexions sur la quête de sens, sur la spiritualité, sur Dieu, et sur des pistes de réponses sur le vide spirituel de notre société. Ne manquez pas ce rendez-vous!

Vivons le temps présent avec passion et embrassons l’avenir avec espérance.

Joyeuse Nativité.

Marc Richer

Quelquefois…« Arrêtez-vous, de grâce !»… mais pas toujours!

RicherMarcAu moment où nous nous préparons à vivre la rentrée pastorale diocésaine et paroissiale, nous entendons : « Arrêtez-vous », et non pas : « À vos marques, prêts, partez! »

Je vous partage que je suis très touché par ce cri du cœur du pape François.

C’était le 27 juillet dernier, devant les milliers de personnes rassemblées Place Saint-Pierre à Rome pour l’Angélus dominical. Le saint Père réagissait aux conflits qui font rage en Israël, dans les territoires palestiniens, en Syrie, en Irak, en Ukraine, et même ailleurs sur notre planète, notre village global.

« Arrêtez-vous, s’il vous plaît! Je vous le demande de tout mon cœur. Le moment est venu de s’arrêter! Arrêtez-vous s’il vous plait! » Au moment où je rédige ce blogue, voilà que la trêve est rompue entre Israël et la bande de Gaza en Palestine. Les conflits évoqués dans les autres pays mentionnés sont également loin d’être résolus.

Plus près de nous, la mort du jeune Michael Brown à Ferguson, dans l’état du Missouri ne cesse de soulever les passions, les manifestations et la rage au cœur de la communauté Afro-américaine.

Encore plus près de nous, prudemment, j’ose évoquer le mécontentement soulevé par le projet de loi 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux. Pas trop joli la « manif » à l’hôtel de ville en «Ville»!

De fait, toutes ces situations, et les très nombreux articles, commentaires et blogues qu’on lit et qu’on entend dans les divers médias, pourraient recevoir en réplique, les paroles du pape François : « Arrêtez-vous s’il vous plaît! »

Or, il n’en est rien. Je suis heureux et enthousiaste de vivre la rentrée pastorale et la journée du lancement diocésain le 4 septembre. Avec, en nos cœurs la joie de l’Évangile, poursuivons la mission, œuvrant ensemble pour que la justice et la paix soient les matériaux privilégiés pour édifier et nourrir nos communautés locales et notre Église diocésaine.

Alors : « À vos marques, prêts, partez !» Et, « de grâce, n’arrêtez pas! »

Marc Richer