Bonne année en famille!

DesrosiersSylvainUn jour Dieu a décidé de venir nous visiter.  Il l’a fait par l’entremise de son fils Jésus.  Ce qu’il y a de plus beau dans tout cela c’est que Jésus est venu au monde et a grandi dans une famille typique de son époque.  Sa famille lui transmettra la foi reçue de leurs ancêtres.  Sa mère Marie lui montrera comment prier et lui a transmisse les valeurs familiales.  Jésus vivra les célébrations importantes de sa foi : pour nous se sont les sacrements.  Il aura des grands-parents, sainte Anne et saint Joachim, qui j’en suis certain l’ont gâté et aimé comme tous bons grands-parents.  Jésus a appris le métier de son père Joseph et comment vivre en société.  Tout cela parce que Dieu sait à quel point la famille est essentielle à l’épanouissement d’un enfant et capital à une vie saine comme adulte.  Les familles d’aujourd’hui ont beaucoup changée depuis l’époque de Jésus et pourtant leur rôle reste toujours le même. 

En cette nouvelle année 2014, redécouvrons l’importance de notre famille.  Aux parents, je vous invite chaleureusement  à redécouvrir que vos enfants sont le centre de votre vie et pas votre carrière.  À vous nos jeunes amis, à l’image de Jésus, je vous invite à accueillir avec joie la transmission des valeurs que vos parents s’efforcent de vous donner.  A vous nos ados, comme Jésus, sachez accueillir avec sagesse les conseils que vos parents et grands-parents vous donnent (p.s. ils n’ont pas toujours tort.)  Aux grands-parents, à l’exemple de sainte Anne et saint Joachim, n’oubliez surtout pas que vous êtes souvent les piliers de votre famille et votre rôle de rassembleur est essentiel à l’harmonie de celle-ci.  Ce temps de festivité est un temps propice au rapprochement de nos familles, profitons-en.  Que cette année soit pour nous tous et toutes une année où nous saurons remettre notre famille comme priorité.  C’est cette grâce que je vous souhaite, chers lecteurs, en toute amitié.

Bonne et heureuse année en famille.

Sylvain Desrosiers

Avons-nous l’air heureux?

DesrosiersSylvainDernièrement, je vivais une catéchèse avec mes jeunes de confirmation et nous partagions ensemble sur la foi et notre religion. Les jeunes nous faisaient remarquer que lorsque les médias parlent de la religion catholique, c’est souvent négatif … et que l’on commente l’Église des années quarante et rarement des années deux milles. Les jeunes nous partageaient qu’ils faisaient rire d’eux autant auprès de leurs amis que chez les adultes. Et que bien des gens essayent de les décourager dans la foi en leur disant qu’ils n’ont pas vraiment besoin de ça et surtout pas de l’Église Catholique.

Après les avoirs écoutés dans ce qu’ils vivaient par rapport à cette situation je leur ai posé une simple question. « Les gens qui vous disent qu’ils ne croient en rien où qui essaye de vous décourager à vivre votre foi, les adultes autour qui disent ne pas avoir besoin de l’Église, la messe et autres, tous ces gens autour de vous, ont-ils l’air heureux? Vous disent-ils qu’ils sont heureux?

La réponse fut rapide et unanime. NON! Non, les adultes autour de nous n’ont pas l’air heureux et même ils nous le disent qu’ils ne sont pas heureux. Je n’ai pas été surpris, puisque je le vois moi-même, mais venant de nos jeunes et d’une façon aussi spontanée, cette réponse a saisi tout mon être. Quelle tristesse de savoir que nos ados n’ont pas de témoin du bonheur dans leur entourage. Pas d’adultes assez heureux pour leur donner le goût de vivre et d’apprécier ce cadeau de Dieu qu’est la vie.

À partir de cette réponse, j’ai témoigné auprès des jeunes, à quel point j’étais heureux et que j’aimais la vie. À aucun moment, je n’ai été découragé au point de baisser les bras face à l’adversité. Ce bonheur, je le puise directement dans ma foi et ma relation avec Jésus. Des problèmes, j’en ai comme tout le monde, mais ma vie spirituelle me donne la force de passer au travers et surtout de reconnaître ce qu’il y a de beau et de bon dans ma vie.

Le chrétien n’est-il pas celui qui devrait chercher à tout prix le bonheur et apprécier la vie en Jésus? Voilà un témoignage que je veux donner au monde et qui est bien plus évangélisateur que bien des discours. Enfin, je vous laisse sur une phrase que j’utilise à la fin de chaque messe et qui résume bien ce que nous devrions être aux yeux du monde : Un bon catholique garde toujours le : SOURIRE!

Sylvain Desrosiers

« On attire pas les mouches avec du vinaigre »

DesrosiersSylvainLors de notre dernier pèlerinage, j’ai eu le cœur rempli de joie, lorsque j’ai vu le nombre impressionnant de pèlerins se joindre à la communauté pour célébrer la bonne Sainte Anne. La question qui m’est venu à l’esprit est : comment ce fait-il que nous ayons autant de gens au pèlerinage et si peu le reste de l’année?

Je n’ai pas de réponse et ce blogue sert en quelque sorte d’aide pour avoir certaines réponses venant de vos commentaires. Mais voici mon point de vue sur le sujet. Les gens ont encore une grande foi et nous ne devons pas en douter, mais l’expression de la foi est en continuel changement. Les gens célèbrent leur foi de façon ponctuée et y vont lorsque ça leur parle (baptême, funérailles, mariage, messe anniversaire, etc.). Dès que nous touchons la souffrance, la compassion et l’amour, les gens répondent à l’appel de l’Église, car ce sont des sujets qui nous parlent au plus profond de notre cœur. Le pèlerinage en l’honneur de Sainte Anne en est un exemple.

Il est vrai que chaque personne à une réflexion à faire sur sa foi et la façon qu’il la célèbre et l’exprime. Mais attention! Nous ne pouvons pas non plus invoquer Dieu uniquement dans les moments difficiles comme s’IL était un magicien. 

Mais notre Église doit aussi s’adapter aux gens et être proche d’eux, tout en restant fidèle au dépôt de la foi et à son but ultime qui est d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Être à l’écoute des gens ne veut pas dire faire n’importe quoi et accepter n’importe quoi. Ça signifie pour moi, écouter les soucis et les besoins des gens et combler ces besoins à la lumière de l’enseignement de Jésus et de notre Église qui est riche de foi, d’espérance et de charité. Le discours des prêtres doit être plus concret pour les gens et plus miséricordieux. Nos célébrations doivent retrouver un sens sacré que nous avons parfois perdu et être plus accessibles et parlantes pour les gens. Varier nos célébrations et redécouvrir toute la richesse de la liturgie en l’actualisant tout en respectant ce que nous sommes.    Voilà ma brève opinion sur le sujet, maintenant il serait intéressant de vous entendre afin que nous puissions avancer comme Église vers le Chemin, la Vérité et la Vie qu’est notre Seigneur Jésus le Christ.

Sylvain Desrosiers

La dévotion populaire!

DesrosiersSylvainMédailles miraculeuses, oratoire Saint-Joseph, statues, procession de la Fête-Dieu, pèlerinage, ne sont là que quelques exemples de la dévotion populaire que chaque culture vit à sa façon. Elle est souvent méprisée par certains croyants prêtres et laïcs ainsi que  non-croyants qui affirment que la dévotion populaire est plus un dérivé de la superstition que la foi authentique au Christ.

Pour ma part, je trouve les dévotions populaires importantes dans notre vie de foi, lorsqu’elles sont bien vécues et comprises. Je me souviens des visites à l’oratoire Saint-Joseph où l’on pouvait toucher au tombeau du frère André. Lors des visites chez ma grand-mère à Québec, nous allions à Sainte-Anne-de-Beaupré où je me suis acheté mes deux premières statues : la Sainte-Vierge et le Sacré-Cœur. Pendant le mois de Marie, j’arrivais de l’école et je prenais immédiatement mon vélo pour aller à l’église et réciter le chapelet suivi de la messe. Toutes des dévotions populaires qui ne m’ont pas engouffré dans la superstition, mais qui ont fait grandir ma foi pour me guider vers la prêtrise. 

Je crois qu’il n’est pas sage de dénigrer ou d’amoindrir la dévotion populaire, car elle touche bon nombre de nos catholiques et les fait cheminer dans la foi. Notre rôle est d’éclairer et d’enseigner les gens sur chacune des dévotions populaires, afin qu’elles ne deviennent pas des objets et des cultes ésotériques ou de superstition. 

Je me rappelle, lorsque j’étais séminariste, qu’une dame d’environ 90 ans m’avait dit : « Lorsque vous avez sorti les statues des églises, vous avez sorti les fidèles en même temps. »  J’ai compris à ce moment-là que les statues, comme bien d’autres choses, font partie de la dévotion populaire et que bon nombre de gens y tiennent sans pour autant être errants dans leur foi.

Comme curé, j’encourage les dévotions populaires. Nous avons remis les statues des saints à l’honneur dans deux communautés; il y a récitation du chapelet pour le mois de Marie et surtout nous mettons d’énormes efforts pour le pèlerinage dédié à sainte Anne le 26 juillet en l’église de Sainte-Anne-du-Lac. Une dévotion populaire qui touche encore aujourd’hui des centaines de gens de tous milieux et de tous âges.

Les dévotions populaires, j’y crois tant qu’elle nous approche de notre Seigneur Jésus et pas le contraire. Les statues, je les sors des placards; les images religieuses et les médailles, j’en distribue sans compter; les prières et les vies des saints, je les fais connaitre. Les pèlerinages avec la procession du Saint-Sacrement, la messe, la confession individuelle et tout le reste, j’y crois, car je vois les résultats dans ma foi et auprès des bonnes gens. 

Sylvain Desrosiers

Le célibat des prêtres!

DesrosiersSylvainDepuis plusieurs années le célibat des prêtres Catholique Romain est souvent remis en cause particulièrement lorsque de nouveaux scandales sexuels font surface. En parlant avec les gens, je m’aperçois que le célibat des prêtres est souvent mal compris et surtout qu’on y voit les difficultés du célibat, mais que très rarement les points positifs de celui-ci.

Bien des gens pensent que les scandales de pédophilies au sein du clergé sont directement reliés au célibat. Je crois que cette pensée est fausse et surtout malhonnête venant de la part de ces gens qui propagent cette vision. Car la pédophilie vient d’une déviance sexuelle profonde qui n’est certes pas causée par le célibat ou la chasteté, mais par des traumatismes profonds. Nous n’avons qu’à regarder dans les familles pour nous apercevoir que des histoires d’horreurs de ce genre se vivent avec des hommes et des pères qui sont mariés et ont une vie sexuelle active.

J’ai toujours vu dans le célibat des prêtres une grande sagesse venant de l’Église. Il est vrai que ce n’est pas une loi divine, mais plutôt une loi humaine puisque le célibat des prêtres n’a pas toujours été présent dans l’Église.

La vie presbytérale n’est pas un métier, mais une vocation. Le prêtre se donne totalement au Christ et à l’Église. Il ne peut, par le fait même séparer son cœur entre Dieu et une épouse. Sa vie et son cœur doivent être totalement donnés au Christ. Le célibat est aussi une prémisse de ce que nous vivrons au ciel.

Donner sa vie pour l’Église signifie aussi d’être à son service entièrement. Demain, mon évêque pourrait me demander d’aller aux études dans un pays étranger pour une durée indéterminée. (Ceci n’est pas un message à mon évêque, mdr), il peut me demander de rendre un service quelconque dans n’importe qu’elle paroisse du diocèse, etc. Mon célibat fait en sorte que je pourrais accepter immédiatement sans trop de contraintes à cause de mon célibat.

Je pourrais donner encore plusieurs exemples des bienfaits du célibat pour les prêtres, mais les mots me sont comptés. Je voulais simplement éclairer sur notre état de vie et par le fait même témoigner que je suis heureux dans mon célibat. Pour moi, ce n’est pas une condition qui m’a été imposée par l’Église, mais c’est un choix que j’ai fait dès les débuts de mon séminaire. Tout comme les couples, nous avons nos hauts et nos bas dans notre vie presbytérale, mais lorsque le prêtre garde les yeux fixés sur le Christ et les raisons de ses choix, il peut, avec la grâce de Dieu vivre son célibat en étant heureux et accompli.

Sylvain Desrosiers

Où est la langue française dans les médias sociaux?

DesrosiersSylvainLes réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et tous les autres sont des incontournables dans notre société d’aujourd’hui. Même notre très Saint-Père communique avec son peuple sur Twitter. Autant ces réseaux sociaux prennent une place importante dans notre vie, autant ils peuvent nuire à certains points de vue. Ce qui me frappe le plus lorsque je lis sur ces réseaux, c’est la médiocrité de la langue française.

Je ne suis pas un expert de la langue française. Je fais partie de la génération « cobaye » dans l’enseignement, particulièrement le français. Pourtant, j’ai parfois de la difficulté à lire les gens sur les réseaux sociaux. Nous y retrouvons un grand nombre d’abréviations locales où il faudrait un cours universitaire pour en comprendre une petite partie. Phrase sans structure, pas de verbe, des mots écrits au son et j’en passe.   Les réseaux sociaux ont, selon moi, accentués la paresse linguistique, ce qui n’aide en rien notre culture et notre langue si chère à nos yeux.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous communiquons autant par l’écriture que par la parole. Avant l’arrivée de ces réseaux, on communiquait par courrier, lettre, mais particulièrement par la parole en se rencontrant ou simplement par un appel téléphonique. Cette réalité est révolue et l’écriture prend de plus en plus de place. Alors, ne faudrait-il pas mettre un peu plus d’ampleur dans l’enseignement de la langue française?  L’écriture est un moyen de communiquer, mais si nous ne savons plus écrire comment pourrons-nous partager nos pensées de façon claire et cohérente?

Nous avons la chance d’avoir la langue la plus précise et la plus belle au monde. Alors, chérissons là en la connaissant et en l’utilisant de façon adéquate et digne de celle-ci.

Sylvain Desrosiers

encore un test

la rédaction

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