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La rédaction

Connaissez-vous Portes Ouvertes?

Chaque jour les grands médias parlent de la guerre entre les Palestiniens et les Israélites. Ont nous montrent des femmes et des hommes condamnés à mort parce qu’ils n’ont pas suivi telles où telles lois religieuses. Il est important de connaitre les conflits et les injustices que peuvent vivent des êtres humains dans de tels pays, mais je trouve toujours surprenant de voir à quel point les grands médias omettent les chrétiens qui sont la cible de persécution dans bien des pays du monde. 

Heureusement, depuis l’arrivée d’internet, nous avons le choix de choisir où nous puisons notre information. Il y a de plus en plus de sites qui donnent de l’information sans préjuger et surtout sans penser au profit, leur vrai but est de donner de l’information, afin que le lecteur puisse faire sa propre opinion et non pas recevoir une information qui pense à sa place comme le font trop souvent ces géants de l’information.

Je voudrais vous faire découvrir un site Internet qui transmet de l’information au sujet des chrétiens persécutés à travers le monde. Ce site est Porte Ouverte.fr

Je trouve ce site fort intéressant puisqu’il est réfléchi et équilibré. Ils nous aident à prendre conscience qu’il y a beaucoup de chrétiens à travers le monde qui ne peuvent pas vivre leur foi aussi librement que nous. Il est vrai que nous vivons dans une société de plus en plus antichrétienne, même au Québec.   Ce site m’a fait prendre conscience de la réalité que vivent les chrétiens à travers le monde et par le fait même à être solidaire dans la prière. Cette fenêtre sur le monde nous aide à ne jamais oublier ces gens courageux et de grande foi qui vivent dans des pays où la liberté religieuse est inexistante. Aussi, j’ai pris conscience qu’il est important de défendre notre foi, car si nous restons passifs et continuons à rester indifférents à l’égard de notre foi et de notre culture, c’est peut-être nous qui nous retrouverons sur ce site, car nous ne sommes pas à l’abri de telles tragédies.

Un site Internet à découvrir et à faire découvrir bonne visite.

Sylvain Desrosiers

Nos jeunes sont des cobayes d’ésotériques !

Depuis quelques années déjà, les cours de religion sont sortis des écoles et ont été remplacés par le cours d’éthique religieuse. A priori, je n’y voyais rien de mal et me disais comme bien des gens qu’il faut ouvrir nos horizons et apprendre à connaitre les autres grandes religions. Mais depuis ce jour, les exagérations se multiplient et nos jeunes deviennent des cobayes ésotériques. 

Lorsque j’ai lu l’article paru dans la cyberpresse du 28 septembre, je n’en revenais tout simplement pas. Les jeunes de plusieurs écoles ont des séances ésotériques afin de les calmer et d’augmenter leur concentration.   Pour ma part, je refuserais catégoriquement à mes enfants d’assister à ces cours de superstition et de plus sectaire. Nous avons enlevé la prière dans les écoles et l’enseignement religieux au nom d’une minorité et aujourd’hui cette même minorité s’infiltre dans nos institutions pour imposer leurs pensées. En acceptant cette situation, notre gouvernement est en accord avec cette façon de faire. N’oublions pas le vieil adage : Qui ne dit mot consent. De plus, le gouvernement élu refuse aux parents le droit de retirer leur enfant d’un tel cours. Pourtant, je me souviens très bien que lorsque j’avais des cours de catéchèse certains de mes amis allaient en morale et personne n’en faisait de cas. Pourquoi cette façon de faire a changé aujourd’hui? Autant en catéchèse qu’en morale ont transmettait aux jeunes les valeurs fondamentales de notre société et de notre foi soit le respect, l’honnêteté, le partage et l’amour. Nous sommes en train de remplacer ces valeurs par l’ésotérisme, la superstition et la magie. Qui sait dans quelque temps, les jeunes auront peut-être des cours de taro.  Ce serait surement pratique, car avant d’étudier pour un examen, ils pourraient se tirer aux cartes afin de savoir s’ils vont passer.    

J’entends parfois des gens dire que nous devons laisser le temps à ce cours d’éthique religieuse de faire ses preuves. Combien de générations de jeunes devront être cobaye afin de voir le gros bon sens? Pour ma part, je crois que nous devrions simplement enlever ce cours ridicule et le remplacer par un cours d’éthique sociale qui enseignerait la bien séance et les valeurs de notre société.  

Sylvain Desrosiers

Gagner la médaille d’or!

Depuis plusieurs jours, le monde entier vie au rythme des Jeux olympiques. J’aime regarder les jeux et voir les athlètes se dépasser continuellement pour atteindre le but ultime de recevoir une médaille. Lors de plusieurs entrevues avec les athlètes un sujet revient continuellement, celui de l’exigence de l’entraînement et des nombreux sacrifices. Les athlètes s’entraînent de 6 à 8 heures par jours, 6 jours semaine. Pas beaucoup de temps pour les loisirs et les amis. Leur vie entière tourne autour de leur sport. 

Saint Paul, dans la première lettre au Corinthien (1Cor 9, 24-27), nous parle de ces athlètes qui travaillent si dur pour recevoir une couronne qui se fane (l’équivalent des médailles d’aujourd’hui). Il nous rappelle que nous aussi nous travaillons dur et nous devons avoir les yeux fixés sur notre but pour recevoir la couronne qui ne se fane jamais.

En acceptant d’être chrétiens, nous acceptons d’être des athlètes du Christ. Notre entrainement n’est pas physique, mais spirituel. Il se vit dans la prière et la recherche de la Vérité. Le résultat de l’athlète se retrouve dans l’amélioration de ses propres performances et à l’ultime récompense qu’est une médaille. Le résultat du chrétien est dans le bien qu’il procure autour de lui et la paix qu’il apporte au nom du Christ. Son ultime récompense étant la vie éternelle.

Lorsque je regarde la joie rayonner dans le visage des athlètes au moment où ils reçoivent leur médaille, je me dis qu’au bout de ma course, je veux avoir le visage aussi radieux et fier des efforts que j’aurais mis tout au long de ma vie pour la gloire de Dieu et le salut du Monde. Dans l’espérance de remporter moi aussi cette couronne qui ne se fane jamais. Une couronne que tous et toutes nous pouvons remporter par la grâce de Dieu.

Bon entrainement!

Sylvain Desrosiers

Prêtre d’ici et d’ailleurs!

Au début du mois de juin, le Journal de Montréal a consacré quelques articles pendant trois jours, aux prêtres étrangers œuvrant dans les différents diocèses du Québec. J’ai été agréablement surpris de voir qu’au Québec, il y avait autant de prêtres, venant de l’Afrique où de la Colombie. Dans notre diocèse, nous avons la chance d’avoir 3 prêtres Africains et un prêtre Colombien. Quatre confrères que nous apprécions énormément par leur personnalité et aussi pour ce qu’ils nous apportent comme aide et vision de l’Église. Ils ne sont pas que des confrères étrangers venus nous dépanner à cause du manque de prêtre au Québec, mais ils font réellement partie de notre famille.

Le partage des prêtres à travers le monde montre l’universalité de notre Église et l’apostolicité de celle-ci. Le fait de partager nos cultures, nos visions et nos façons de faire fait grandir considérablement l’Église du Québec et notre Église diocésaine.

Par ailleurs, une telle situation me porte à réfléchir sur notre situation au Québec en lien avec les vocations presbytérales. Une grande majorité des catholiques reconnaissent l’importance d’avoir des prêtres, mais font peu pour en avoir. Combien de fois j’ai entendu des gens me dire : « Oui des prêtres, mais pas mon fils, je veux avoir des petits-enfants » ou de bonnes paroissiennes qui me disent : « Quel gaspillage ». Je leur réponds toujours avec humour que le Seigneur n’appelle que la crème de la crème.

Nous avons besoin de prêtre, mais avons parfois de la difficulté à croire qu’un jeune venant du Québec dans une société riche et hypersexualisée ne peut pas être heureux comme prêtre dans un tel contexte. Après m’avoir pausé la question, je peux affirmer haut et fort qu’après sept ans d’ordination je suis heureux dans ma vie de prêtre. Vous dire que c’est facile tous les jours serait vous mentir. Mais je crois que chaque état de vie comporte ses moments difficiles et ses moments plus joyeux.

N’ayons pas peur d’interpeller de jeunes hommes à la vie presbytérale dans nos propres familles et autour de nous. Car une vie centrée sur le Christ et son prochain est une vie remplie de joie et de bonheur. Dieu appel autant qu’avant, mais c’est à nous à donner le gout aux appelés et de répondre OUI à cet appel.

Sylvain Desrosiers

Êtes-vous de gauche ou de droite?

Lorsque je regarde la plupart des débats au Québec et même à l’extérieur, je m’aperçois que le phénomène de la pensée unique est de plus en plus fort. Dès qu’il y a un débat sur la morale ou autres sujets de ce genre, nous avons tendance à enfermer les gens dans des petits tiroirs : celui de gauche ou celui de droite. Nous le voyons bien avec la nomination de Mgr Christian Lépine comme archevêque de Montréal. Bien avant de le connaître, certains médias l’ont déjà catalogué de droite. De plus, ces médias nous font bien sentir que le tiroir de droite n’est pas bon et même empêche le bon développement de notre société. Mais pourquoi? Et qui décide de ce qui est bon pour notre société? Sommes-nous rendus dans une société et une Église où il faut être pareil et penser de la même façon? Lorsque nous cataloguons une personne, nous l’enfermons dans un tiroir et le dialogue reste difficile, car nous n’entendons que l’écho de notre propre tiroir. Ce n’est ni la gauche ni la droite qui sont négatives en soi. Ce qu’il y a de négatif c’est l’extrémisme autant d’un côté comme de l’autre.

 Je crois que la gauche peut apprendre à la droite et vice-versa. Moi, j’ai deux mains et j’ai besoin de mes deux mains. Je suis persuadé que nous pouvons vivre en harmonie avec la gauche et la droite et avancer ensemble comme les deux mains d’un même corps. Saint Paul et saint Pierre n’avaient pas la même façon de voir les choses et pourtant, ils sont tous deux les piliers de l’Église. Certains pourraient me cataloguer de la droite et moi je répondrai que je ne suis ni de droite ni de gauche, je suis Sylvain Desrosiers.

Sylvain Desrosiers

Un évêque pas comme les autres!

Quand j’écoute parler les gens des évêques en général, le mot « autorité » revient souvent. On entend dire : c’est l’évêque qui veut ceci ou cela. L’évêque a dit oui ou a dit non, etc. Pour certains évêques ces déclarations peuvent s’avérer exactes, mais pas pour Mgr Massé. Je voudrais simplement vous partager ce que j’ai vécu avec notre évêque émérite Monseigneur Vital Massé.

Mgr a toujours fait une grande place pour les jeunes. Bien souvent, dans notre Église et notre société, on veut des jeunes, mais ils ne doivent pas trop déranger. Ils peuvent s’exprimer, mais pas trop. Bref, on veut des jeunes qui ressemblent aux générations plus vieilles. Je dis souvent à mes paroissiens qu’on veut des jeunes-vieux. Croyez-moi, je vous parle en connaissance de cause. 

Avec Mgr Massé c’est autre chose. Il veut des jeunes et il les accueille comme ils sont. Malgré notre grand écart d’âge, Mgr Massé est toujours resté ouvert aux idées nouvelles et innovatrices, tout en partageant son opinion et ses conseils. Je n’oublierai pas ces réunions du conseil presbytéral où il m’arrivait de m’enflammer (évidemment pour de bonne raisonJ), Mgr Massé m’écoutait m’exalter et ensuite calmement répondait à mon intervention avec douceur et fermeté. Je crois que Mgr a toujours su passer son message, car il est à l’écoute des gens. Cette écoute unique l’a amené à interagir avec les gens à partir de ce qu’ils sont, avec leurs sensibilités respectives.  

Mgr Massé me fait penser à un personnage de l’Ancien Testament : le roi Salomon. Combien de fois, je suis entré dans son bureau aux prises avec un problème en paroisse.  À chaque fois, Mgr m’a surpris par sa sagesse parfois désarmante. Souvenons-nous de Salomon à l’égard des deux mères qui se battaient pour un enfant. Lorsque Salomon demande de trancher l’enfant en deux, nous restons bouche bée et même choqués. C’est une fois que nous connaissons la fin que nous sommes en mesure de comprendre toute la sagesse de Salomon. J’ai vécu cela avec Mgr Massé. Il m’a parfois donné des conseils qui étaient contraires à ma personnalité et que je trouvais surprenants. Ce n’est qu’après avoir suivi son conseil et voyant les résultats que je comprenais enfin la sagesse derrière cela.

Aujourd’hui, les diocésains et mes confrères prêtres doivent laisser partir celui qui fut notre guide spirituel pendant 10 ans. Pour ma part, ce n’est pas uniquement un évêque que je perds, mais un père. Je fus le premier prêtre que Mgr Massé a ordonné. Avec un brin d’humour, je peux dire que je suis son fils premier-né. Un père qui m’a élevé dans la foi et qui m’a montré avec patience et amour le vrai ministère du prêtre.

Par cet article, je ne veux pas canoniser Mgr Massé. Je veux simplement témoigner que j’ai eu la chance d’avoir un évêque bon et généreux, qui a véritablement vécu son ministère à la manière de Jésus. Merci Monseigneur Massé, reposez-vous bien tout en sachant que vous continuerez à annoncer la bonne nouvelle, mais d’une façon différente.  

Sylvain Desrosiers

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