Où est la langue française dans les médias sociaux?

DesrosiersSylvainLes réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et tous les autres sont des incontournables dans notre société d’aujourd’hui. Même notre très Saint-Père communique avec son peuple sur Twitter. Autant ces réseaux sociaux prennent une place importante dans notre vie, autant ils peuvent nuire à certains points de vue. Ce qui me frappe le plus lorsque je lis sur ces réseaux, c’est la médiocrité de la langue française.

Je ne suis pas un expert de la langue française. Je fais partie de la génération « cobaye » dans l’enseignement, particulièrement le français. Pourtant, j’ai parfois de la difficulté à lire les gens sur les réseaux sociaux. Nous y retrouvons un grand nombre d’abréviations locales où il faudrait un cours universitaire pour en comprendre une petite partie. Phrase sans structure, pas de verbe, des mots écrits au son et j’en passe.   Les réseaux sociaux ont, selon moi, accentués la paresse linguistique, ce qui n’aide en rien notre culture et notre langue si chère à nos yeux.

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous communiquons autant par l’écriture que par la parole. Avant l’arrivée de ces réseaux, on communiquait par courrier, lettre, mais particulièrement par la parole en se rencontrant ou simplement par un appel téléphonique. Cette réalité est révolue et l’écriture prend de plus en plus de place. Alors, ne faudrait-il pas mettre un peu plus d’ampleur dans l’enseignement de la langue française?  L’écriture est un moyen de communiquer, mais si nous ne savons plus écrire comment pourrons-nous partager nos pensées de façon claire et cohérente?

Nous avons la chance d’avoir la langue la plus précise et la plus belle au monde. Alors, chérissons là en la connaissant et en l’utilisant de façon adéquate et digne de celle-ci.

Sylvain Desrosiers

La liberté, c’est notre vie !

Depuis quelques mois déjà, les évêques des États-Unis d’Amériques font front commun afin de soutenir et de défendre la liberté de religion et de conscience dans leur pays, mais également partout dans le monde. C’est un devoir que nous avons comme chrétiens et chrétiennes de promouvoir la liberté religieuse, car s’il est un aspect important de la dignité de la personne humaine dans le plan créateur de Dieu, c’est bien notre liberté fondamentale.

 À toutes les époques de l’histoire, et dans tous les coins du monde, on retrace des oppressions par rapport à la liberté de religion. Certaines sont assez connues : l’époque du régime soviétique par exemple, ou encore les guerres sanglantes de l’Angleterre d’Henry VIII et d’Elizabeth Iière . D’autres, par contre, sont beaucoup moins connues comme la Cristiada mexicaine, un conflit qui a perduré de 1926 à 1929, et où le gouvernement de Plutarco Calles avait mis en place des mesures draconiennes à l’encontre de l’Église catholique. Durant ces trois années, des milliers de mexicains, en quête de liberté religieuse, ont dû choisir entre leur foi et leur vie. Il y a eu de nombreux martyrs, dont des prêtres, des religieux et religieuses et un bon nombre de laïcs. L’histoire de la guerre des Cristeros (ceux qui militaient pour la liberté religieuse) demeure largement méconnue, y compris des Mexicains eux-mêmes. C’est souvent un lourd silence qui pèse sur cette époque, on en parle pas ou très peu.

 Le récent voyage apostolique de Benoît XVI au Mexique a suscité au cœur d’un producteur mexicain, après avoir redécouvert la foi, de produire un film sur cette époque de l’histoire mexicaine : Pour la plus grande gloire : la véritable histoire de la Cristiada. Ceci, toujours dans le même but : appuyer l’appel du bienheureux Jean-Paul II à trouver de nouveaux moyens d’évangélisation. Quelques acteurs très connus, dont Peter O’Toole (Lawrence d’Arabie, Troie), ont accepté de participer à ce film, non pour le cachet, mais à cause de son message. Espérons que ce long métrage suscitera l’intérêt des Mexicains et qu’on pourra le voir un jour sur nos écrans.

Jean-François roy

Enfin, nous y voici !

Les moyens techniques modernes nous envahissent. Nous pourrions toujours dire que le choix de les utiliser nous est imposé. Mais en réalité il nous faut les prendre comme ils sont maintenant : des instruments indispensables.

Nos « ancêtres pastoraux » ont très bien su utiliser en leur temps les moyens mis à leur disposition pour annoncer l’Évangile : essentiellement la parole et l’écriture (manuelle), mais aussi les arts. Je suis éberlué devant la quantité d’écrits des Pères de l’Église à leur âge d’or au 4e siècle. Et beaucoup plus tard au Moyen Âge tardif avec, par exemple, saint Thomas d’Aquin et sa Somme théologique et autres œuvres constamment reprises jusqu’à aujourd’hui. Et que dire de ces grands prédicateurs à la parole vive qui parcouraient l’Europe entière et jusque l’Orient pour convertir au christianisme ou raviver la flamme de la foi?

L’invention de l’imprimerie au milieu du 15e siècle a constitué une véritable révolution. L’Église ne s’est pas privée de l’utiliser très abondamment : traités de théologie ou de spiritualité, manuels scolaires, biographies, revues, etc.

La fin du 19e siècle nous est arrivé avec de grandes inventions dans les communications : radio et téléphone, mais surtout le 20e siècle avec la télévision et ses nombreux autres moyens techniques tout récents, qui ne cessent de se perfectionner et de se multiplier à s’y perdre. L’Église n’a pas le droit de les bouder, au nom même de la mission que Jésus lui a impérativement donnée : « Allez, de toutes les nations faites des disciples… et apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28, 19-20). Comment ne pas chercher à y répondre quand on peut instantanément rejoindre le bout du monde en un petit clic?

Voilà pourquoi le diocèse a décidé de mettre un blogue en place. Le but du blogue n’est pas de donner une simple nouvelle mais de permettre pour le moment à quelques prêtres, qui ont accepté d’en relever le défi, d’émettre une opinion personnelle sur un sujet ou l’autre de la vie de l’Église ou en lien avec celle-ci. Il veut permettre à des blogueurs de prendre connaissance de cette opinion et d’y réagir s’ils le désirent.

Bonne lecture!

André Chalifoux

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