Départ des sœurs de la Charité d’Ottawa, une célébration le 22 octobre prochain !

SiroisJean-RenéLe 22 octobre 2016 à 16h30 à l’église de L’Assomption-de-la Bienheureuse-Vierge-Marie de Maniwaki aura lieu une messe très particulière. Il s’agira de constater le départ, et surtout souligner l’immense contribution des religieuses communément appelée les Sœurs Grises d’Ottawa (aujourd’hui désignée sous l’appellation Sœurs de la Charité d’Ottawa : s.c.o.), qui quittent la région après près de 150 ans d’une présence continue.

La population de la Haute-Gatineau, et plus spécialement celle de Maniwaki, exprime une immense reconnaissance envers cette communauté religieuse qui est présente ici depuis 1870 par la fondation du couvent Notre-Dame du Désert de Maniwaki et y implantant ainsi une institution d’enseignement de qualité qui est à l’origine de tout le secteur éducatif actuel. Elles devenaient ainsi la première communauté religieuse féminine à s’installer sur le territoire du futur diocèse de Mont-Laurier qui sera érigé en 1913. Elles se montreront encore pionnières dans le secteur Christ-Roi, quand en 1956, elles prennent en charge la nouvelle école établie face à l’église Christ-Roi dans la nouvelle paroisse du même nom fondée en 1953.

En 1903, elles fondent à Maniwaki, ce qui deviendra aussi le premier hôpital sur le territoire du diocèse de Mont-Laurier. Cette œuvre permettra à la population de la grande région de Maniwaki et de la Haute-Gatineau, de bénéficier de services et de soins de qualité, grâce aux nombreuses religieuses qui s’y dévoueront dans à peu près tous les départements et cela jusqu’à aujourd’hui , alors que Sœur Denise Mallette et Sœur Suzanne Vallières y assurent encore une présence occasionnelle par leur implication auprès des plus grands malades comme bénévoles du Groupe Albatros. Sr Marie-Laure Boisclair aura été la dernière religieuse engagée à y œuvrer : longtemps au laboratoire et dans les dernières années, comme agente de pastorale auprès des malades.

L’apport des religieuses dans la région a donc été très marquant à plusieurs égards. On connaît aussi leur implication dans l’aide aux plus pauvres : par un service de dépannage et d’aide concrète spécialement au secteur Christ-Roi et ensuite en prenant la relève, avec des laïques, du Pain quotidien mis sur pied par Sœur Rita : religieuse du Sacré-Cœur de Jésus…

Elles ont aussi toujours été très présentes à la communauté chrétienne en apportant une aide concrète dans divers domaines de la vie paroissiale, dont le service des diverses célébrations à l’église, en collaboration avec les nombreux laïcs qui s’y impliquent aussi généreusement. Il ne faudrait pas non plus oublier l’implication très importante de cette communauté à la vie diocésaine, spécialement par les services rendus par Sr Denise Savard à titre de Chancelier du diocèse pendant vingt ans.

Aussi à Mont-Laurier même, leur présence fut très importante par leur implication à la vie paroissiale dont à la paroisse cathédrale et il ne faudrait pas passer sous silence la fondation de l’Hospice-Orphelinat Ste-Anne en 1932, et, selon l’historien Luc Coursol, s’y abritera aussi le premier hôpital à Mont-Laurier qui se transformera, en 1936 en un lieu adapté aux soins généraux pour l’ensemble de la population avec la présence d’un médecin permanent. Les religieuses s’y dévoueront jusqu’au transfert de la direction de l’Institution à un laïc en 1978 et elles quitteront cet établissement en 1979. Cette Institution avait déjà changé sa vocation pour devenir un centre d’accueil pour les personnes âgées et qui est maintenant le très imposant ‘CHSLD Ste-Anne de Mont-Laurier’.

Ce qu’elles ont apporté ne peut pas se mesurer puisque c’est du domaine de l’intangible, mais on peut sûrement l’imaginer en pensant à toutes ces innombrables personnes qui ont bénéficié de leurs services éducatifs ou de santé.

Qu’elles soient donc toutes remerciées, même si la plupart de celles qui ont œuvré ici ne sont plus parmi nous ou de cette terre, que le Seigneur, qui connaît toutes choses, permette que toutes ces semences jetées sur nos terres continuent à donner des fruits chez les descendants de leurs bénéficiaires pour que le Royaume d’amour, de justice et de paix qu’elles ont généreusement contribué à construire se maintienne et progresse encore longtemps…

Jean-René Sirois

 

On retourne chez Madame de Fourvière !

RicherMarcÀ compter de lundi 3 juin 2013 le personnel pastoral et administratif de la paroisse Notre-Dame de l’Alliance vous accueillera au 433 rue de la Madone à Mont-Laurier, soit à l’étage deux de l’édifice de l’Évêché de Mont-Laurier.

C’est comme un retour au bercail, puisque notre ancêtre «Notre-Dame de Fourvière», vocable et patronne de l’église Cathédrale, a habitée à l’Évêché fort longtemps. C’est en 1976 que fût construit le presbytère à l’arrière de l’église Cathédrale, d’autant que fut alors constituée une nouvelle fabrique pour la paroisse Notre-Dame de Fourvière.

Avec les réaménagements paroissiaux, cet édifice est devenu le lieu de travail des prêtres, secrétaires, agentes de pastorale, catéchètes, bénévoles et marguilliers œuvrant pour les communautés Notre-Dame de Fourvière, Cœur Immaculé de Marie, Saint-Jean l’Évangéliste et Saint-Aimé de Lac des Îles, et ce, sans oublier que l’équipe pastorale s’implique avec les prêtres pasteurs dans l’ensemble des onze communautés qui constituent le Secteur Pastoral Mont-Laurier.

Mais tout de même, pourquoi libérer le presbytère ?
Depuis plusieurs années, les autorités de la Ville de Mont-Laurier caressaient le projet de doter la ville et la région d’une salle multifonctionnelle et culturelle. Va sans dire que le centre-ville a toujours été le secteur dans la mire des personnes responsables qui portent ce dossier important pour le développement socioculturel et économique de la Ville de Mont-Laurier et même de la région. Or qui dit « centre-ville » à Mont-Laurier, dit nécessairement aux alentours de la Cathédrale ! Ainsi après des rencontres, des discussions et des négociations entre les parties concernées, le tout approuvé par les autorités diocésaines, un protocole d’entente et un acte de cession dûment notariés ont été signés par la Ville de Mont-Laurier, Muni-Spec Mont-Laurier, la Paroisse Notre-Dame de l’Alliance et la Corporation Épiscopale de Mont-Laurier.

Cette vente et cession concernent un très grand terrain situé entre les édifices de l’église Cathédrale et le Centre de l’éducation des adultes Christ Roi, le tout incluant le 3007 Chemin Chapleau, soit le presbytère, édifice qui sera intégré à la Salle Multifonctionnelle.

 
Où se reloger alors?
Quant au deuxième étage de l’Évêché, cet espace est devenu disponible, suite à la relocalisation du Centre de Financement Desjardins. Les aménagements qui y avaient été faits conviennent tout à fait aux besoins du personnel de la paroisse. Ainsi la Paroisse Notre-Dame de l’Alliance devient le nouveau locataire de la Corporation Épiscopale de Mont-Laurier, et le siège social de la paroisse aura pignon sur rue au 435 rue de la Madone, soit au 2ème étage de l’Évêché de Mont-Laurier.
En cette année du centenaire du Diocèse de Mont-Laurier, la relocalisation de la paroisse mère du Diocèse là où notre histoire a débutée, nous donne de l’enthousiasme pour vivre le thème : « Passons le flambeau de la foi! »
Madame de Fourvière est bien contente de revenir au bercail pour son centenaire ! Au plaisir de vous y accueillir et de vous servir !

Marc Richer

Le centenaire du diocèse de Mont-Laurier, un héritage de foi…

Mgr Paul LortieComment le centenaire du diocèse de Mont-Laurier est-il un héritage de foi important pour chacun et chacune de nous ? Il est intéressant d’identifier et de nommer ce que nous avons reçu, du fait d’appartenir à un diocèse qui célèbre son 100e de fondation.

Il est indéniable que le fait d’appartenir à une famille catholique, à une Église universelle et diocésaine et à une paroisse a influencé notre cheminement de foi personnel, notre identité chrétienne et notre témoignage de foi. Nous soupçonnons le rôle irremplaçable et unique joué par les familles chrétiennes depuis la fondation du diocèse de Mont-Laurier et notre propre famille.

Que dire de l’influence prépondérante exercée par le clergé dont le curé Antoine Labelle tout au long de ce centenaire? Les religieux et religieuses n’ont pas compté leur temps pour faire connaître la personne de Jésus et son message, servir les malades dans les hôpitaux et les sanatoriums, collaborer au développement intellectuel, social, communautaire et spirituel de la jeunesse dans les écoles de quartier et les écoles normales, les orphelinats et  sans compter les nombreuses initiatives retenues pour soutenir, accompagner et aider les familles par la mise en place de comptoirs alimentaires et vestimentaires.

L’héritage de foi reçu de notre appartenance à  l’Église diocésaine ou l’Église universelle est considérable en rassemblant le peuple de Dieu pendant 100 ans dans une même foi, un même amour et une même espérance, notamment, autour de la Parole de Dieu et la célébration des sacrements.

En cette année centenaire, ne vaut-il pas la peine, chacun, chacune de faire le bilan personnel de notre héritage de foi ? Prenons le temps de dégager la trace de la présence de Dieu dans notre vie pour vivre les joies et les peines de  la vie quotidienne.

Le centenaire est aussi une occasion en or pour nous demander ce que nous choisissons de laisser en héritage de foi à nos proches.

Le thème du centenaire nous y invite : « Passons le flambeau de la foi ». Percevons-nous que cet appel à transmettre la foi découle même de l’engagement de notre baptême ? Le centenaire nous invite à être encore plus conscients de cette source d’Amour éternel qui féconde notre cœur à mieux percevoir la responsabilité découlant de notre engagement de baptisé. Le Seigneur nous choisit personnellement à nous mettre ensemble pour faire découvrir le trésor de l’évangile. Quels pas sommes-nous prêts à faire pour témoigner ouvertement de Dieu dans notre vie familiale, dans notre milieu de travail et autour de nous?

À la lumière de notre cheminement de foi, pouvons-nous découvrir l’importance du témoignage de foi pour qu’elle se vive, se développe et se transmette ?

Nous le savons tous pour que la langue française puisse être protégée, bien parlée, bien écrite et même se développer, il demeure nécessaire de la pratiquer régulièrement, de bien la maîtriser et de l’approfondir, sans quoi son avenir risque d’être compromis. Il est de même pour la langue de l’évangile. Elle épouse le même cheminement, elle a besoin de témoins lumineux et ardents pour que d’autres puissent découvrir la joie d’être  un ami de Jésus et que le suivre  est emprunter une route de bonheur. Ensemble, « Passons le flambeau de la foi » dans notre milieu, c’est le plus bel héritage à laisser à ceux que nous aimons le plus.   

Quels moyens avons-nous privilégié pour transmettre la foi autour de nous ? Sommes-nous prêts à partager nos découvertes ?

Paul Lortie

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