Qui vous a enseigné en première année à l’école ?

RicherMarcLa question en titre, je la porte depuis l’ouverture de l’Année de la Vie consacrée. Au fait, sachez que le pape François a ouvert cette année le 30 novembre dernier, 1er dimanche de l’Avent, et qui se terminera avec la fête de la Présentation de Jésus le 2 février 2016. Le pape François nous propose trois objectifs pour cette Année de la Vie consacrée : regarder le passé avec reconnaissance; vivre le présent avec passion; embrasser l’avenir avec espérance.

Ces objectifs m’interpellent au moment où la population du Québec vit un temps de mécontentement à cause des compressions de l’État, et des mesures d’austérité annoncées par le gouvernement. Ces mesures de redressement budgétaire s’annoncent fort douloureuses, spécialement pour nous qui vivons en région. Une importante manifestation citoyenne aura d’ailleurs lieu jeudi le 11 décembre à Mont-Laurier.

Nous avons une mémoire collective à guérir au Québec. Ma mère m’a donné naissance dans un hôpital bâti et géré par les Sœurs Marianites de Sainte-Croix. J’ai fait ma 1ère année primaire chez les Sœurs de Sainte-Croix. En réponse à la question titre; il y a fort à parier que votre première « maîtresse d’école » a été une religieuse !

J’ai poursuivi mon primaire dans une école fondée par les Frères du Sacré-Cœur. J’ai fait mes études secondaires au Séminaire Saint-Joseph qui est devenue la Polyvalente de Mont-Laurier. Cette institution scolaire a été fondée et soutenue généreusement par les prêtres diocésains. À l’époque de notre enfance et de notre adolescence, ceux et celles qui soutenaient et animaient les terrains de jeux (OTJ), les divers mouvements de jeunesse et la vie culturelle étaient régulièrement des religieuses, des religieux et des prêtres.

D’autant cette année de la Vie Consacrée, et tout en faisant la part des choses et les distinctions en ce qui concerne notre histoire nationale et collective, je suis reconnaissant à l’égard des membres des communautés religieuses, comme des prêtres de nos paroisses, pour tout ce qui a été vécu comme dévouement, de même que pour leur générosité à l’égard des institutions de nos communautés locales et paroissiales. Portons un juste regard sur l’historique des institutions scolaires et hospitalières, et sur les centres d’hébergement pour les personnes seules, handicapées et âgées.

Dans les journaux, comme sur les ondes, les éditorialistes commentent abondamment les dessous de l’austérité qui nous sera imposée. Je pose cette question qui ne réglera pas le déficit budgétaire du gouvernement : ce contexte pénible pourrait-il être l’occasion de regarder notre passé avec reconnaissance ?

La prochaine venue d’un film documentaire « L’Heureux Naufrage » sera proposé ici et là dans le diocèse au cours des prochains mois. Des gens de chez-nous y livrent leurs réflexions sur la quête de sens, sur la spiritualité, sur Dieu, et sur des pistes de réponses sur le vide spirituel de notre société. Ne manquez pas ce rendez-vous!

Vivons le temps présent avec passion et embrassons l’avenir avec espérance.

Joyeuse Nativité.

Marc Richer