Que d’argent et pourquoi ?

Une fois la saison de hockey terminée, on croirait bien que la page est tournée pour quelques mois. C’est loin d’être le cas. Il ne se passe pas une journée sans que la section des nouvelles du sport n’active l’affaire. C’est le temps de faire les congédiements, d’engager les nouveaux directeurs généraux, les entraîneurs.

C’est le temps aussi du repêchage, des transactions, des changements de clubs, et surtout de prendre connaissances des nouvelles signatures de contrats. Des sommes très importantes sont accordées tel ou tel joueur. Prenons seulement l’exemple de Sidney Crosby qui vient de signer un contrat de douze ans pour une somme de 104 millions de dollars. Je reconnais qu’il est le plus grand joueur actuel, mais je ne miserais pas fort sur son état de santé. Nous ne pouvons pas lui reprocher d’empocher un salaire faramineux de la part d’un club veut de lui.

Il n’en reste pas moins que cette pluie de millions accordés à des joueurs de hockey, et c’et la même chose dans d’autres sports, me laisse perplexe. Je sais bien que les Romains demandaient des jeux, mais ils exigeaient aussi du pain. Aujourd’hui, nous pouvons avoir l’impression que les amateurs veulent avant tout des jeux. Et nous devons nous questionner sur quelles sortes de jeux, tant  les batailles y sont tolérées, demandées ou exigées.

En même temps, pour montrer qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, nous devons demander du pain, c’est-à-dire une plus grande justice sociale, un meilleur partage des biens. Il est certain qu’il faut des riches dans notre société. Il faut aussi savoir qui sont les riches que nous voulons favoriser.

Gilbert Patry

Du hockey au hoquet !

Toute une somme ! Je me dois d’être honnête : Sydney Crosby, capitaine des Penguins de Pittsburg vient de signer, ce 1er juillet 2012, un contrat de 12 ans qui lui rapportera en moyenne un revenu annuel de 8,7 millions de dollars US par saison…

Peut-être serez-vous surpris que je vous parle de hockey en cette saison estivale? D’autant plus que pour les intimes, vous savez bien que je ne suis pas un très grand sportif… ni en été, ni en hiver…Je me réjouis néanmoins pour le jeune homme de 24 ans d’accéder ainsi à un statut bien rassurant au plan monétaire. Son talent, sa jeunesse, son jeu et son leadership ne valent-ils pas ce prix ? La somme a de quoi donner le hoquet!

D’autre part, comme homme et chrétien, je m’interroge… Je me questionne sur le fait que 8 buts et 29 passes peuvent valoir autant d’argent…? Alors que tant d’hommes, de femmes et d’enfants réussissent à peinent à survivre quotidiennement ? Je ne veux pas être « moralisateur ». Car moi-même, je ne souffre pas de manque de nourriture, de vêtement ni de logement… sans être aussi riche pour autant !

Mais je crois avoir réussi au moins 8 buts lors de ma « dernière saison » : j’ai pleuré avec des personnes qui avaient perdues un être cher; je me suis réjoui avec des gens qui ont connus de grandes joies; j’ai été témoin d’un geste humanitaire gratifiant; j’ai accordé un pardon qui me coûtait beaucoup; j’ai été auprès d’un malade qui avait besoin d’une présence compatissante; j’ai apporté un simple verre d’eau à cette résidente du CHSLD qui avait soif; j’ai fait la « manucure » des ongles de pied d’un homme handicapé; j’ai ri avec une dame qui me racontait une anecdote amusante… Rien de particulier, ni d’extraordinaire. Du quotidien… Il s’agit de « passes » humaines vécues dans la foi, l’espérance et l’amour… Peut-être ai-je droit à un salaire équivalent à Monsieur Crosby ? Je m’en remets au Christ, mon maître, pour me répondre. « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait… » (Matthieu 25). Cela vaut bien son pesant d’or pour l’éternité, n’est-ce pas ?…

Michel Lafontaine

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