Les vacances d’été!

NdayiragijeGilbertIAu Québec, on vit quatre saisons bien distinctes. Pour un étranger, les trois se confondent en une seule à savoir l’hiver si on s’en tient à ce qu’elles sont caractérisées par le froid ou la chaleur. Pendant alors l’hiver, le froid empêche d’être souvent  en pleine air, on doit s’habiller chaudement pour sortir ou faire le sport d’hiver. Les gens travaillent fort pendant ce moment pour se reposer quand il fera chaud.

Ils ont hâte de voir fondre la neige, d’arrêter de pelleter, afin de faire les jardins et faire pousser les fleurs, de voir les bourgeons sortir, la verdure et de couper le gazon. Tout le monde  attend alors impatiemment, la belle saison, la saison d’été, la saison des vacances. Ceux qui ne réussissent  pas à l’attendre partent quelques semaines au Sud pour une pause à la chaleur.

On remarque la concentration des gens mais également de la joie d’apprêter les chalets, les roulottes et les motorisés pour cette occasion. Il ne faut pas oublier les bateaux, les pontaux, les motos marines, les bicyclettes, les jeux pour agrémenter les vacances. Les commerçants ne se plaignent pas pendant cette période parce que les vacanciers s’approvisionnent en linges adaptés, du gaz et de la bonne bouffe BBQ accompagnée de la bonne boisson. Les vacanciers sont de bonne humeur et gentils.

Vive les vacances, félicitations aux vacanciers, vous le méritez après tant de mois de travail et de froid. Reposez –vous bien, gâtez-vous suffisamment, emmagasinez et économisez les énergies et la chaleur parce que l’autre saison, la très grande et longue, vous attend à l’heure et à l’endroit convenu!

 Gilbert Ndayiragije

Temps de vacances… bienfaisantes vacances !

Je ne me rappelle pas avoir déjà entendu ce mot dans la bouche de mes grands-parents, trop occupés qu’ils étaient à …survivre. Comme tant d’autres, la succession des saisons rythmait leur vie et le pendule de leurs préoccupations oscillait entre le travail en forêt, l’hiver, et la culture de la terre, en été. Et tout le reste du temps, pour se préparer à l’une et l’autre saison. Que pouvait bien signifier pour eux cet étrange mot…?

 Au mi-temps de leur vie, mes parents ont pu intégrer ce mot à leur vocabulaire et en faire…l’expérience. En avaient-ils vraiment le choix, lancés qu’ils étaient dans une société de consommation qui vivait ses premiers balbutiements ? Déjà, le rythme de la vie se faisait plus pressant et la nouvelle économie des années ‘60 imposait ses mots d’ordre : productivité, performance, efficacité, satisfaction de la demande…etc Plus particulièrement pour les commerçants comme eux, soucieux de satisfaire cette nouvelle clientèle composée de villégiateurs désireux d’atteindre de nouveaux standards de vie.  Vacances ! Période dorée entre toutes, qu’ils disaient, pour refaire leurs forces après un été de surmenage. Je me rappelle leur mine réjouie au retour de leur première escapade…Nous, les enfants, en avions été les premiers bénéficiaires…

  Quant à nous, sur le seuil de ce vingt-et-unième siècle, que serions-nous, que deviendrions-nous, sans cette période « bénie » ?  Temps pour reprendre son souffle…Temps pour régénérer des énergies dévorées par la multiplicité des tâches…Temps pour rattraper le … temps qu’on a semé à tous vents…temps pour recharger des « batteries » usées par le poids des responsabilités et des préoccupations…temps pour soigner nos « arythmies » de vie…temps pour faire le point au carrefour des voies empruntées et des  impasses rencontrées… temps pour bêcher, fertiliser et ensemencer le terreau de notre jardin intérieur…temps pour retrouver et reconnaître celui ou celle qui porte notre nom et que nous avons toujours identifié à notre « moi »… temps pour jeter vers des êtres aimés des passerelles désertées… temps pour regarder, voir et contempler les merveilles de la création…temps pour accueillir au plus intime de nous-mêmes le Père de toute vie et son Fils, le Prince de la Vie.

 Heureux, heureuses, ceux et celles qui peuvent en bénéficier ou qui sont sur le point de le faire… Ah oui ! Temps de vacances… bienfaisantes vacances…!

Alain Morin

L’été c’est fait pour jouer !

Et oui, un jeune prêtre de la génération Passe-Partout ! Sans doute que plusieurs d’entre vous se souviendront de cette chanson chantée par Cannelle et Pruneau dans cette émission qui a bercé l’enfance de toute une génération de jeunes : L’été c’est fait pour jouer. Disons qu’avec les années, j’ai aussi appris que l’été était fait pour se reposer. L’été, c’est le temps des vacances, c’est le temps de prendre du temps pour nous et pour les autres, peut-être prendre aussi un peu de temps pour Dieu en visitant les églises par exemple. L’été est toujours trop court, prenons le temps d’en profiter.

Au moment où j’écris ces quelques lignes, le pape est à Castel Gandolfo, sa résidence d’été. Lui aussi prend du temps pour lui, pour son frère. Au moment où j’écris ces lignes, des milliers de Québécois s’apprêtent à prendre la route des vacances estivales, à passer du temps en famille, à prendre du temps pour eux. Aujourd’hui, je prends simplement le temps de vous souhaiter un bel été et de bonnes vacances pour ceux qui ont la chance d’en avoir. Prenez le temps, simplement le temps.

Jean-François Roy

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